Assemblées générales (ordre du jour et rapports)

déc 9, 2006

Rapport d'activités à Madagascar 2005-2006


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Répartition Géographique

Catégorie : Assemblées générales
Posté par : webmestre

Répartition Géographique

FICHES SYNOPTIQUES DU BILAN DES ACTIVITES A MADAGASCAR / ANNEE 2005-2006


Objectif statutaire : Accompagner à Madagascar le processus de développement afin de venir en aide aux populations les plus démunies

Objectif stratégique : Assurer la pérennisation de la délégation de terrain par un processus de professionnalisation permettant de positionner Trans-Mad' en tant qu'ONG opérateur prestataire de services sur le secteur du développement à Madagascar

Objectifs opérationnels :

1/ Professionnaliser un service de gestion administrative et financière

2/ Professionnaliser et institutionnaliser les moyens humains et matériels de mise en œuvre de projet de développement.

1/ Professionnaliser un service de gestion administrative et financière

L'année 2004-2005 a été celle de l'assainissement et de la rationalisation des outils de gestion comptables à Madagascar : mise en place d'une procédure comptable et d'un organigramme, adoption d'un plan comptable adapté, contrôle et vérification systématique,...

Elle aura aussi été celle de la professionnalisation et de l'optimisation de la cellule de gestion avec l'appui nécessaire d'Eric, chargé de mission expatrié : mise en place d'outils de comptabilité analytique et de gestion budgétaire, harmonisation du secrétariat salarial, systématisation des régies d'avance, mise en place d'un cycle de négociation salarial,...

Aujourd'hui les compétences de la cellule de gestion administrative et financière sont professionnelles. Elles permettent de remplir en tous points les obligations contractées auprès des partenaires et clients, d'être en conformité avec la législation en vigueur et également de répondre à des demandes particulières de la part d'autres opérateurs de développement qui ne disposent pas de ce type de compétences.

Le cycle de négociation salariale engagé au mois d'avril 2006 augure une pratique de concertation qui vise à impliquer les salariés dans les décisions touchant aux aspects sociaux du fonctionnement de la structure et de les intéresser à la productivité et précisément à la professionnalisation de Trans-Mad', au même titre que le feraient les salariés-actionnaires d'une société coopérative (Scoop). Pour exemple, des orientations seront soumises au CA suite à ces premiers échanges, notamment concernant : une mutuelle de santé interne, le régime de mission, les récupérations et les congés payés, les augmentations et les primes. Ces échanges ont permis entre autres de clarifier le statut de chaque salarié en terme d'ancienneté et de niveau et surtout de démystifier la cellule de gestion administrative et financière pour l'ensemble des équipes chargées des opérations.

A posteriori, une faiblesse apparaît pourtant, celle de la nécessité de maintenir un appui de personnel expatrié auprès des équipes nationales, et plus particulièrement pour la supervision et pour la GAF. De telles réunions auraient difficilement pu se tenir sans l'impulsion et la modération des personnels expatriés.

C'est donc avec satisfaction , après avoir « redresser » l'association en 2005, que nous pouvons afficher cette année 2006 un bilan financier très positif qui illustre le dynamisme et la volonté de développement de Trans-Mad'.

2/ Professionnaliser et institutionnaliser les moyens humains et matériels de mise en œuvre de projets de développement.

La professionnalisation d'une structure comme Trans-Mad' sur le secteur du développement se situe à plusieurs niveaux.

C'est tout d'abord une question de compétences. La stratégie que nous avons adoptée est celle de la formation continue (sur le tas) par effet de levier ; « Les anciens forment les nouveaux ». Les partenaires techniques sont également source de formation continue. Un partenariat n'implique pas seulement un échange de contraintes mais également un échange de savoir faire. Nous avons également effectué des recrutements de cadres supérieurs ; ingénieur agro forestier, conducteur de travaux pour répondre directement à des besoins de compétences spécifiques.

C'est ensuite une question de reconnaissance sociale. Cette reconnaissance est assurée par une forme d'autopromotion (l'employé bénéficie directement du fruit de son engagement). Les salariés nationaux sont mis en avant, ils se voient confier des régies d'avance (ils sont donc autonomes budgétairement), des véhicules, du matériel informatique et téléphonique. Ils sont également invités à s'approprier le devenir des projets et des relations avec les partenaires. Ils contrôlent ainsi progressivement, à leur niveau le cycle projet complet : démarchage, force de vente, force de proposition, conception, maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'œuvre, suivi, capitalisation, représentation,...Pour exemple, lors de la remise officielle du projet « puits verts, phase 1 » en présence du DG de la société Soctam et du Ministre de l'énergie et des mines, le représentant de Trans-Mad était le responsable d'opérations N'jaka. Dans un autre registre, c'est Armand qui a supervisé le programme de traitement d'eau de surface « Aquapur » et qui négocie directement avec le Ministère de l'énergie et des mines (invité en mission d'évaluation par le Directeur de l'eau). Le vahaza (étranger, Français) peut ainsi se retirer progressivement des principales étapes opérationnelles d'un projet pour se concentrer sur un rôle de modérateur, de diplomate, de stimulateur, de facilitateur. C'est encore une pratique fragile qui suscite souvent la méfiance de la part des partenaires, car lorsqu'ils s'adressent à Trans-Mad' ils s'adressent à une ONG Internationale d'origine française et donc souhaitent « traiter » avec des Français. Mais malgré cette retenue, il semble que l'avenir soit tourné vers ces nouvelles pratiques.

La professionnalisation, c'est aussi une question de reconnaissance financière, de valorisation économique qui doit s'aligner sur la responsabilisation exigée des personnels nationaux. Le salaire minimum étant d'environ 25 euros à Madagascar ce qui, compte tenu de l'effritement du pouvoir d'achat des Malgaches dû aux réformes nécessaires d'harmonisation régionale subies par le pays pour s'inscrire dans la mondialisation, précarise le salarié. Il n'est donc évidemment pas envisageable de s'aligner à cette politique salariale, non par sensiblerie ou par charité, mais par pragmatisme et parce que notre activité nécessite dignité, courage, et honneur. Chaque personnel de Trans-Mad' a le droit de nourrir des perspectives pour construire un projet de vie, ce qui n'est possible que si l'on sort du cercle vicieux de la précarité, de la nécessité, et du court- terme. Aussi, la politique salariale de Trans-Mad' est souvent controversée par nos pairs car considérée comme trop généreuse, à notre niveau (sur le terrain) elle semble pourtant encore pouvoir évoluer vers encore plus de valorisation. La grille des salaires des 10 employés nationaux de Trans-Mad' va de 70 euros pour un employé de base débutant dans la structure à 250 euros pour un cadre supérieur ayant de l'ancienneté.

Enfin, l'ingrédient indispensable à la professionnalisation reste l'activité. Sans activité garantie, pas de continuité, pas de renforcement des compétences et des pratiques, pas de sécurisation financière, pas de lien organique entre les différents personnels de Trans-Mad'. Il était donc nécessaire de constituer un « portefeuille » de partenaires, de clients, de bailleurs de fonds qui nous permette d'avoir des perspectives, de développer une vision pour l'avenir de la structure. Ce réseau a commencé à se tisser dès l'arrivée de Trans-Mad' à Madagascar en 1997 mais a connu un réel développement à la fin de l'année 2004 avec le projet CoReSEL. Le milieu du développement à Madagascar étant relativement fermé, la réputation, l'image de marque d'une ONG se fait rapidement par tâche d'huile et surtout s'appuie sur des constats de faits et de retour sur les résultats mais rarement sur des suppositions, des allégations ou des interprétations. On peut dire qu'en cette fin d'année, Trans-Mad' apparaît comme une ONG de moyenne importance, institutionnalisée, dont les qualités ne sont plus à prouver mais dont l'identité reste singulière aux yeux des « fonctionnaires » du développement (côté jeunes dynamiques, « branchés », innovants, Franco-malgaches).

Pour ce faire, deux axes opérationnels ont été développés en plus des deux projets d'appui de filière « Sel » et « Goélette » qui sont un peu la vitrine géographique et patrimoniale de Trans-Mad' à Madagascar. Ces deux axes sont l'hydraulique villageoise et les infrastructures scolaires. La santé et l'éducation étant au centre de toutes les problématiques de développement, Trans-Mad' a pu répondre cette année à de nombreuses demandes des bailleurs de fonds et du gouvernement Malagasy.

 


 

Programme d'appui au développement communal de Sabotsy-Anjiro - PADC

 

Localisation

Objectif global:
Renforcement des capacités des acteurs du développement de la commune rurale de Sabotsy-Anjiro

Objectifs spécifiques:

  • Contribution au renforcement du système éducatif
  • Appui à l'élaboration d'un plan de développement communal
  • Contribution à l'amélioration de l'accès à une eau de qualité
  • Appui aux initiatives communautaires

Durée : Démarrage au début de l'année 2001 pour une durée indéterminée

Budget : 326 790 Euros acquis dont 298 790 Euros engagés à ce jour

Activités à réaliser :

  • Construction de 6 écoles primaires publiques aux normes anti-cycloniques
  • Formulation d'un plan de développement communal
  • Appui à la mise en œuvre d'actions d'amélioration du réseau d'accès à l'eau potable
  • Identification, étude et mise en œuvre de projets d'intérêt communautaire
  • Echanges scolaires

Activités prévisionnelles pour 2006

Le prévisionnel d'activités pour l'année 2006 envisageait la construction de la 5ème école dans le quartier de Marozevo, la réhabilitation et le développement du réseau d'adduction potable, l'appui méthodologique et matériel de la cellule communale de développement et le renforcement des moyens d'action de Trans-Mad'

Activités réalisées en 2006

Ce prévisionnel a été complètement recadré suite à un conflit avec le Maire qui n'a pu être résolu malgré une intervention du Préfet et des démarches auprès du Ministère de la Décentralisation. En effet le Maire voulait soumettre les activités de Trans-Mad' à ses conditions alors que ce programme avait déjà été élaboré suite à la concertation du Plan Communal de Développement. Il entendait ainsi « dicter » ses conditions et ses orientations en fonction de ses intérêts personnels et non des décisions prises par la collectivité au sein de la cellule communale de développement (CCD).

Suite aux nombreuses réunions de médiation infructueuses menées par Armand (entre autres manifestations de mauvaise volonté, l'lannulation à deux reprises par le Maire de la remise officielle de l'EPP Sabotsy préparée et organisée avec l'Adjointe aux affaires scolaires, la Circonscription scolaire, la Préfecture et la population bénéficiaire), il a été décidé de signifier le « gel » de nos relations avec le premier magistrat de la commune dans l'attente des prescriptions du Ministère de la Décentralisation, statuées par voie de jugement du Tribunal administratif.

Les élections présidentielles permettront, nous l'espérons, de débloquer cette situation afin de reprendre notre programme de coopération avec la Commune rurale de Sabotsy-Anjiro dans des conditions normales, mais nous constatons dès lors que si la décentralisation est un levier évident de développement local, elle peut également en être un frein.

 

partenaires PADC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partenaires :

  • Conseil Régional des Pays de Loire
  • Ministère des affaires étrangères
  • Ambassade de France
  • Ambassade du Japon
  • Association Française des volontaires du progrès

Perspectives :

  • Renouer progressivement les relations avec la Mairie par d'autres voies que celles du Maire.
  • Recruter un animateur local pour relancer les échanges avec la cellule commune de développement.
  • Engager le reliquat de financement pour la construction de l'EPP de Marozevo
  • Identifier un sixième site de construction d'école avec la commune et la Cisco

 


 

Programme d'hydraulique villageoise « Puits verts » Phase 2

 

Localisation

Puits Verts

Objectif global:
Amélioration des conditions de vie de l'ensemble du personnel de la Société tabatière SOCTAM (Imperial Tobacco Groupe) et des villageois autour des fermes de culture de tabac par un accès facilité à l'eau potable

Objectif spécifique:
Réalisation de 10 puits dans la commune rurale de Mampikony dans la région du Menabe pour un total de 100 mètres de puits creusés

Durée : De septembre 2006 à mars 2007

Budget : 26 000 acquis pour 13 000 euros engagés

Activités à réaliser :

  • Etude de faisabilité technique et diagnostique participatif
  • Mobilisation des pouvoirs publics et des communautés de base bénéficiaires
  • Mise en œuvre et conduite des travaux
  • Accompagnement social (mise en place du comité de gestion du puits) et sensibilisation à l'hygiène (information et formation sur les risques hydriques)

 

Activités réalisées en 2006

La remise officielle du programme « puits verts »Phase 1 à Ambato Boeny sous le haut patronage du Ministre de l'Energie et des Mines et du Directeur général de la société Soctam, en présence du Chef de projet représentant Trans-Mad', Monsieur N'Jaka, a été l'aboutissement d'environ deux ans de cycle projet ponctués de rebondissements mais qui s'est finalement bien terminé.

Armand, Responsable administratif et financier a également effectué une mission en avion privé au début du mois de septembre avec le staff de la société Soctam et l'administrateur d'Imperial Tobacco Groupe en charge du dossier venant de Londres, sur les sites de la phase 1 et de la phase 2. Les responsables de ce groupe sont satisfaits en plus haut lieu de la collaboration avec Trans-Mad.

L'étude de faisabilité de la phase 2 s'est déroulée au mois de mai et a débouché sur la signature de la convention de maîtrise d'œuvre au mois d'août. Cette mission a notamment permis de renforcer les compétences de Tolotra qui s'est vu confier la conduite des activités avec l'appui d'Armand.

Actuellement, cinq puits sont creusés et les cinquante buses nécessaires à ces puits ont été réalisées.

Moyens mis en œuvre :

  • Une équipe de quatre personnes menée par N'Jaka, composée d'un animateur, de deux puisatiers et d'un maçon.
  • Un ordinateur portable, deux téléphones portables et un appareil photo numérique
  • Un véhicule 4x4 Range Rover, une moto 125 cm3, deux motopompes et deux moules à buses

 

Inauguration

 

Inauguration en présence du Ministre de l'Energie et des Mines, du chef de région Boeny,
du DG de la société Soctam et du représentant TMD, N'Jaka (au deuxième plan à droite)

Visite

 

 

 

Visite d'un « puits vert » par le Ministre de l'Energie et desMines
et le DG de la société Soctam

 

 

 


 

Programme d'hydraulique villageoise « Solidarité Eau Sud-Est » - PS EAU

 

Localisation

PSEAU

Objectif global:
Le projet intervient dans le domaine de l'approvisionnement en eau potable et vise un double objectif :

  • équiper les villages jusque là dépourvus de points d'eau protégés
  • développer une dimension éducative autour du projet d'équipement en points d'eau : éducation citoyenne (participation à l'aménagement et à la gestion d'infrastructures communautaires) ; éducation sanitaire (hygiène de l'eau).

Objectifs spécifiques:

  • Réalisation de six puits aménagés dans la commune rurale de Mananjary
  • Réalisation de six puits aménagés dans la commune rurale de Vohipeno

Durée : De Mars à Décembre 2006 - Phase 1

Budget : 30 000 Euros acquis dont 20 000 euros engagés

 

Historique : L'association Française des Volontaires du progrès, partenaire historique de TMD a sollicité l'association pour reprendre un partenariat d'une dizaine d'années entre le Syndicat des Eaux d'Ile de France (Sedif), le Conseil général de l'Ain et les autorités locales Malagasy pour la conduite d'un programme d'hydraulique villageoise dans la région du sud-est. Prenant dans un premier temps la forme d'une délégation de maîtrise d'œuvre entre l'AFVP et TMD, le PS EAU devrait pour les années à venir être contractualisé directement entre les bailleurs et TMD.

 

Activités réalisées en 2006

Une première mission d'évaluation a été menée par Frédéric et N'Jaka à la fin du mois de janvier afin de préparer le tuilage entre l'équipe de l'AFVP et l'équipe de TMD. Deux volontaires du progrès supervisaient alors les activités à Mananjary et Vohipeno. Durant cette mission, les premiers contacts ont été pris avec les autorités locales (parlementaires, communes, région).

Le dispositif Trans-Mad' a été implanté deux mois plus tard par N'Jaka et Tolotra. Un bureau-case de passage permanent est loué à Vohipeno d'où sont coordonnées les différentes activités. Bénéficiant du tarif privilégié de ses partenaires, TMD a acheté à l'AFVP une voiture Peugeot 504 bâchée et deux motos 125 cm3 pour les besoins de ce programme. Une simple case de passage et un atelier de stockage ont été loués à Mananjary.

N'Jaka, chef projet hydraulique a affecté Iliary à Mananjary et Tolotra à Vohipeno. Après avoir réalisé un diagnostic des demandes qui étaient parvenues à TMD par les représentants des communautés de base (fokonolona), les chefs quartier et les chefs de villages, il a été décidé de reprendre la stratégie AFVP à Mananjary mais de changer d'approche à Vohipeno.

Iliary travaille donc avec les entreprises locales qui ont été impulsées par les précédentes interventions de l'AFVP sur cette zone. Au 1er octobre 3 puits étaient terminés et les trois autres étaient déjà creusés. La réception technique et la remise officielle des six puits sont prévues avant Noël.

Tolotra, quant à lui travaille en régie. Il a identifié et engagé deux animateurs pour la mobilisation sociale et coordonne les deux équipes de puisatiers et de maçons que N'jaka a constitué. Cette méthode est plus efficace puisque les 6 puits ont été terminés au début du mois de novembre.

Ce sont 3459 villageois qui sont inscrits sur les 12 comités de gestion de point d'eau de Vohipeno et de Mananjary.

Puits du village d'AndonakaPuits du village d'Andonaka


Puits du village de Vatolapana

 

 

 

 

 

 

 


 

Programme d'hydraulique villageoise « AQUA-PUR »


Objectif global :
Expérimenter un nouveau procédé de potabilisation des eaux de surface afin de répondre aux besoins d'accès à l'eau potable pour 1000 personnes au maximum, dans les sites où il est impossible de capter des sources ou de puiser dans les nappes.

Objectifs spécifiques:

  • Identifier deux sites d'expérimentation
  • Sensibiliser et mobiliser la population pour participer à l'expérience
  • Mettre en œuvre le dispositif conçu par un groupe de chercheurs du CERN
  • Tester et valider un process d'utilisation du dispositif avec les bénéficiaires
  • Valider la viabilité du système auprès des autorités

Durée : De avril à décembre 2006

Budget : 25 000 Euros acquis dont 15 000 euros engagés

Historique : La société Eurotab qui développe des pastilles bicouches (lave linge, lave vaisselle, ...) conceptrice du procédé et la société GPS chargée de son développement, toutes deux implantées en France, ont contacté TMD pour le « portage » de leur projet. Ces sociétés privées étaient en effet à la recherche d'un partenaire implanté à Madagascar de type ONG pour tester leur produit sur le secteur de l'aide au développement. Les applications jusqu'alors testées l'étaient dans le cadre militaire et dans le cadre de l'urgence (catastrophes naturelles, épidémies,...).

 

Activités réalisées en 2006

Potabiliser de l'eau de surface dans des conditions difficiles avec des moyens limités, ce n'est à première vue pas chose aisée et pourtant Armand pour TMD et Fara pour GPS vont prouver le contraire en conduisant les activités de terrain. Sabotsy-Anjiro a été retenu pour mener ce projet. En effet, cela nous permettait malgré le blocage avec le Maire d'y mener des activités indépendantes du Plan Communal de Développement.

Armand et son équipe ont donc travaillé avec le village d'Ambatolampikely dans le quartier de Marozevo. Un premier cycle de présentation, d'information, de sensibilisation et de test grandeur nature durant deux mois a permis de gagner la confiance et l'intérêt de la population. Il a ensuite été confiés, en autogestion aux groupes cibles, deux installations et leurs pastilles bicouches de floculation et de désinfection de l'eau. Les fokonolona se sont avérés très rapidement autonomes sur l'utilisation de cette mini station d'épuration. Il reste maintenant à évaluer la fiabilité financière d'un tel procédé puisque la communauté bénéficiaire devra assumer le coût de l'intrant (pastille).

Description du système

La pastille bi couche déploie une double action chimique de floculation et de coagulation dans un premier temps et ensuite de chloration permettant de rendre potable la plupart des eaux souillées. La pastille est introduite dans un volume d'eau donné (1 pastille pour 200 l). La couche contenant les agents floculants se délite instantanément , il suffit alors d'agiter le liquide pur répartir les floculants qui permettent aux particules en suspension de s'agréger jusqu'à former des flocs qui, devenus plus denses que l'eau, tombent au fond du récipient et forment une boue (60 à 80 min).

L'eau devenue claire, la couche contenant l'agent chloré se délite et dissout le chlore afin de désinfecter l'eau en détruisant complètement les virus et les bactéries présents (30 à 120 min). Ainsi en deux heures de temps, une personne peut produire très facilement (pompage manuel de l'eau et agitation, brassage et pressage de l'eau à la main) 200 l d'eau potable.
Tous ces essais ont été validés par l'Institut Pasteur de Madagascar avant d'en autoriser une consommation humaine.

Mini station d'épuration

Avant - Après

Floculation

 


 

Programme de construction d'écoles primaires publiques UNICEF - MENERS

Localisation

UNICEF-MENERS

Objectif global:
Construire 7 bâtiments d'écoles primaires de 2 salles de classe publiques dans la région du grand sud de Madagascar dans le cadre du programme gouvernemental « Education pour tous ».

Objectifs spécifiques:

  • Construire 2 bâtiments scolaires dans la commune d'Itampolo
  • Construire 2 bâtiments scolaires dans la commune de Beloha
  • Construire 2 bâtiments scolaires dans la commune d'Ampanihy
  • Construire 1 bâtiment scolaire dans la commune de Beahitse

Durée : De juillet 2006 à Mars 2007

Budget : 130 000 euros pour 30 000 euros d'engagés

 

 

Historique : Pour répondre au besoin urgent d'infrastructures, le programme gouvernemental « Education pour tous » prévoit la construction d'environ 2 300 salles par an. Le Ministère de l'éducation nationale et de la recherche scientifique (MENERS) a délégué à l'UNICEF la maîtrise d'ouvrage des 200 salles de classe les plus difficiles pour 2006. C'est donc après avoir été sollicité directement par des responsables de l'UNICEF que TMD a répondu à un appel d'offre en vu de se voir confier la construction de salles de classe dans le sud du pays.

 

Activités réalisées en 2006

L'étude de ce programme de construction de salles de classe a été réalisée durant les mois de mai et de juin. Pour ce faire, TMD a engagé des personnels compétents (ingénieur BTP et conducteur de travaux) à Tuléar pour identifier les sites et concevoir les plans. Grégory Tremblay, jeune volontaire du progrès, membre fondateur de l'association arrivé en poste à Madagascar au début du mois de juillet s'est vu confier la supervision de ces chantiers. Il a, durant les mois de juillet et août, réalisé une étude de prix, négocié avec les fournisseurs les conditions particulières de paiement (de 10 à 30 jours de délais suivant le circuit administratif de l'UNICEF), constitué deux équipes de 10 personnes (maçons, charpentiers, ferrailleurs, manœuvres), et calé le planning d'approvisionnement des deux premiers chantiers.

C'est au début du mois de septembre que les équipes ont commencé à travailler sur les sites d'Analalava et d'Abohimagnare dans la commune de Beloha (pointe sud de Madagascar) en pays Antandroy, situés à 450 km de Tuléar (dont seulement 60 km de route goudronnée et le reste en piste) ; l'approvisionnement de ces chantiers constitue la principale difficulté. Ce sont 30 tonnes de matériaux manufacturés par chantier qui sont acheminées dans des conditions « aventureuses » puisque ces chantiers sont très isolés. Mais le réel défi de ce programme est l'absence de matériaux locaux dans ces régions, surtout l'absence d'eau mais aussi de sable et de gravier. Il a fallu aller chercher l'eau (25 m3 par chantier) à 20 km des sites, le sable (60 m3 calibré et propre ) et le gravier (45 m3) à 40 km. Sachant que le carburant est également une denrée très rare dans ces régions et que celui que l'on peut trouver localement est de mauvaise qualité (coupé à l'eau), c'est une véritable prouesse logistique qu'a accompli Grégory et ses équipes.

Grégory a également assuré, avec l'appui de Frédéric, les relations avec les autorités locales du MENERS à Tuléar et sur les sites ainsi qu'avec les interlocuteurs de l'UNICEF à Tananarive. Ce sont les responsables des équipes de chantier qui se chargent des relations avec les villageois Antandroy aux moeurs si singuliers.

Les deux premiers chantiers doivent être livrés à Noel, tandis que les cinq autres débuteront vers le 15 novembre pour être livrés début mars.

Fondations et fouilles début octobre

Elévation de la maçonnerie mi octobre

 

Pignons mi novembre

 

 

 

 

 

 


 

Programme « Les ateliers de Joachim » - Volet environnemental

Localisation

Objectif global:
Impulser une dynamique de gestion durable des forêts du « Sud Menabe » dans le cadre du développement de la filière goélettière (construction navale de goélettes et cabotage côtier et fluvial) sur la côte occidentale de Madagascar.

Objectifs spécifiques:

  • Reconnaissance des aspects sociaux et écologiques des forêts du « Sud-Menabe » et des potentialités d'approvisionnement pour les chantiers navals
  • Développement d'un plan stratégique pour l'approvisionnement de bois normé et légalisé à long terme pour la filière de construction de goélettes (chantiers de Belo sur Mer)
  • Plan de formation des bûcherons et des menuisiers de la filière de construction de goélettes
  • Mise en place d'une pépinière de reboisement d'essences de substitution et enrichissement des environs des chantiers navals de Belo sur mer en essences autochtones

Durée : Démarrage en avril 2005 et clôture en septembre 2006

Budget : 18 000 euros acquis dont 18 000 euros engagés

 

Activités réalisées en 2006

Durant l'exercice 2005-2006, le volet environnemental des ateliers de Joachim, qui consiste en une étude préalable en vu de valider théoriquement des solutions pérennes d'approvisionnement des chantiers de construction naval de Belo sur mer, a connu des développements très encourageants, notamment d'un point de vu institutionnel. L'objectif « d'amorce » tel que présenté au début de l'année 2005 est donc atteint puisque la relation entre TMD et les partenaires institutionnels et techniques est maintenant porteuse de dynamique.

Il a tout d'abord été question de clôturer le partenariat avec le fond de solidarité prioritaire « gestion décentralisée de la ressource naturelle » de la coopération Française. Financièrement le projet a pris fin au début du mois de septembre sur une note de satisfaction mutuelle. Le chef projet FSP-GDRN, M Belvaux nous apporte depuis une forte contribution dans la recherche de nouveaux débouchés pour ce projet en devenir. Le Ministère des affaires étrangères Français par le biais du Fond Français pour l'Environnement Mondial (FFEM)° s'est montré intéressé, ainsi que le Banque mondiale en vu d'un financement plus conséquent pour mettre en oeuvre et accompagner les stratégies ressorties de ces 18 mois d'étude sur la problématique « bois ».

L'équipe a donc réalisé sur le terrain nombre d'enquêtes , diagnostics et études ; « Rapport d'inventaires écologiques », « Rapport de zonage forestier », « Plan d'approvisionnement préalable », « Plan de formation forestière », « Mise en place d'une pépinière de reboisement ».

D'un point de vu quantitatif ce sont 17 forestiers de l'arrière pays de Belo sur mer, mobilisés et bénéficiaires d'une animation par la Mairie qui se sont vus dispenser trois cycles de formation ; concernant la pépinière de Mahavonjy, ce sont 2620 plantules d'eucalyptus, d'acacia et de tamarin qui ont été mis en terre après être arrivé à maturité en pépinière ; concernant les nouaisons institutionnelles, deux conventions ont été signées avec l'ANGAP , le Ministère des Eaux et Forêts et de l'Environnement et une convention est en cours de négociation avec la Région Menabe.

Zonage préalable du Menabe sud Pépinière de Mahavonjy

Inventaires forestiers autour du PNKM

 


 

 

Programme « Comptoir régional du sel de Tuléar » - CoReSEL

 


Localisation



Durée : Du 15 juin 2005 au 15 juin 2007

Budget : 270 000 euros acquis dont 210 000 euros d'engagés

Objectif global :
Iodation et fluoration du sel normé et légalisé produit à Tuléar

Objectifs spécifiques:

  • Diagnostique socio-économique, étude de marché et zonage du sel de Tuléar
  • Appui technique en vu d'une normalisation et d'une certification du processus de production du sel artisanal de Tuléar
  • Appui institutionnel en vu de mobiliser et d'animer les stratégies coercitives de régulation de la filière
  • Appui commercial en vu d'écouler par voie légale et professionnelle le sel de Tuléar
  • Gestion des unités collectives (Salorges) de traitement et de conditionnement du sel de Tuléar

 

 

Activités réalisées en 2006

Volet technique : La validation d'un processus rationnel type proposé avec la participation de la coopérative de Guérande par le programme de salines pilotes est en phase de systématisation. C'est le programme d'appuis techniques spécifiques individualisés (ATSI) qui encourage par le biais de micro crédits la mise en conformité des salines par producteur. Un programme d'assainissement et de rationalisation des voies de circulation dans les salines est à l'étude avec l'appui du fond social du Ministère des finances, de l'économie et du budget (CCEPREAS).

Volet institutionnel : La mobilisation institutionnelle n'est pour l'instant par vraiment effective dans la mesure où le projet était encore dans une phase « soft » (études, diagnostics, formations, dotations) et que le CoreSEL n'étant pas présent concrètement sur la vente et sur la circulation du sel, les pouvoirs publics ne sont pas investis. Cependant les relations avec le Ministère de la santé et du planning familial et avec l'Unicef sont soutenues et nous valent d'être bien notés. Le projet a été évalué à mi parcours (septembre) et les partenaires sont satisfaits des services de TMD. Ils ont proposé une prolongation du contrat pour au moins 12 mois après le 15 juin 2007.

Volet commercial : Une étude marché a été réalisée et une stratégie de lancement de la commercialisation du sel iodé et fluoré labellisée « CoReSEL » a été planifiée. Une campagne d'information, d'éducation et de communication a également été élaborée conjointement avec le Ministère de la santé et l'Office National de la Nutrition. Un premier recensement et un cycle de « premiers contacts » auprès des clients et prospects du sel de Tuléar a permis de saisir les subtilités des circuits de commercialisation locaux.

Volet traitement : Le premier hangar de traitement et de conditionnement du sel de type « Salorge » a été mis en activité sur la partie Nord des bassins de production de Tuélar (Ambohitsabo). Doté par l'Unicef en machines de traitement et en matériel de contrôle, l'équipe projet de TMD suite à une formation dispensée par le Ministère de la santé a donc pu mettre en route la production de sel iodé et fluoré dont le stock sera de 400 tonnes en sac de 50 kg estampillés CoReSEL. Le stock prévu à la fin de l'année 2006 sera de 400 tonnes.


Le premier hangar de traitement et de conditionnement du du sel de type « Salorge » dont les travaux ont pris 4 mois.

Le lancement officiel du Comptoir régional du sel de Tuléar en présence du Président de l'Assemblée Nationale, du Ministre de la jeunesse et des sports, du Gouverneur, du Chef de région, du Maire de Tuléar, Du conseiller spécial du Président de la République et du représentant de Trans-Mad' Développement.

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 COMPTE RENDU DE L'ASSEMBLEE GENERALE 2005/2006 A LAVAU SUR LOIRE |
 Compte-rendu AG 2004.2005 du 18 janvier 2006 

 

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