Appui à la maîtrise d’œuvre de projets
Le programme d'appui au développement communal de Sabotsy-Anjiro
Le profil historique de l'association
Transmad Développement a commencé à intervenir à Madagascar comme opérateur de développement, à Sabotsy Anjiro, en 1997. Le choix de Sabotsy comme zone d'intervention est le fruit de la conjugaison de différents concours de circonstances. La présence d'un natif de l'Ile au sein de l'association au moment où les premiers membres ont pris la décision courageuse de la porter sur les fonds baptismaux a orienté le choix de l'intervention sur Madagascar. L'atterrissage sur la Région de Sabotsy Anjiro a été dicté par des contraintes beaucoup plus négatives. La toute première équipe, composée de chargés de mission de courte durée, a commencé à travailler sur des projets très ponctuels et très localisés avec des moyens relativement limités à l'époque. Les projets étaient à vocation socialisante dès le départ. C'était l'époque des réhabilitations d'écoles primaires publiques et des recherches de moyens pour donner un peu plus de portée et d'envergure aux actions menées sur le terrain. Ambohimanjakakely est toujours debout à l'heure où ce document est mis sur presse. Et ce n'est qu'un exemple parmi les réalisations de Tmd de l'époque (pont bâche, etc.). Forte de cette expérience, l'équipe de chargés de mission s'est mise à arpenter les couloirs et évoluer sous les arcanes difficiles des différentes institutions de financement des programmes de développement. Arrivés sur le sol malgache, grâce aussi au projet du Ministère français de l'époque à l'endroit de jeunes français (programme emplois jeunes), il a été des plus facile pour les chargés de mission de s'approcher de l'Ambassade de France. Le projet d'adduction d'eau de Sabotsy Anjiro a vu le jour ainsi grâce au financement de la Mission Française de Coopération en plus des fonds propres et des subventions réunies en France. Le projet a duré un an (1998-99). Aujourd'hui ce projet a permis aux 2500 habitants de Sabotsy chef lieu d'accéder à une eau de qualité. Transmad a senti, un plus grand professionnalisme et une plus grande efficacité des programmes à réaliser, la nécessité de mettre en place une équipe permanente de nationaux et d'expatriés sur le terrain pour le suivi des opérations. Ainsi, les démarches de négociations auprès des partenaires financiers de l'époque, le Ministère des Affaires Etrangères en France et le Conseil Régional des Pays de la Loire, intégraient cette dimension de suivi des opérations en plus des investissements à réaliser sur le terrain. Le Programme Pluriannuel de Développement de Sabotsy a ainsi vu le jour en 1999, avec comme objectifs opérationnels l'amélioration des systèmes éducatifs malgaches (construction de 20 à 25 salles de classes d'écoles primaires publiques), l'amélioration de la sécurité et de l'accès de ces écoles aux élèves (construction de ponceaux pour les traversées de rivières par les petits enfants qui vont à l'école). Fidèle à sa vocation, Transmad a mis en œuvre un programme d'échange scolaire en vue de préparer les tous petits d'aujourd'hui à la tolérance et à la considération de son prochain malgré les différences culturelles, dans le contexte de mondialisation d'aujourd'hui et de demain. L'objectif est à défaut d'effacer, au moins amoindrir, les contacts biaisés basés sur des a priori. L'équipe en place depuis 1999 avait la mission ambitieuse et très difficile d'assurer la transition vers une malgachisation et une autonomisation de la structure Transmad. Action programmée pour un démarrage fin 2003. L'équipe vit aujourd'hui dans ce contexte nouveau. Une équipe entièrement malgache, regroupée au sein du Programme d'Appui au Développement Communal (PADC, le nouveau nom du Programme PluriAnnuel de Développement de Sabotsy PPD), évoluant sous l'autorité d'un chargé de programmes national s'efforce d'être force de proposition en programmes de développement auprès de nouveaux partenaires financiers. Les programmes de développement se déroulent dans le cadre d'une stratégie de coopération Nord Sud. L'antenne malgache de Transmad, composée de salariés de droit nationaux, constitue le partenaire privilégié des structures d'intervention issues de Transmad, sur le terrain. Dans la cadre des projets à l'études, le PADC est le partenaire des organisations comme les Pontons des Joachims et la Timonerie. Ces actions se font en parallèle aux projets animés directement par les ressources humaines de l'association Transmad qui sont soutenus par des nouveaux partenaires financiers. L'ambition de l'équipe est d'être « régisseur » de programmes de développement. L'objectif est de réunir et de mobiliser les différentes forces vives souhaitant investir sur le « terrain » difficile du développement, contribuer avec ces acteurs à une harmonisation et une coordination des activités afin d'atteindre les objectifs fixés dans un cadre participatif. La contribution à un mieux être des habitants constitue le cadre opérationnel des actions à réaliser (cf. article premier du statut de TMD).
Profil des relations au mois de septembre 2004
Le Devenir : une mission à multiple dimensions pour Transmad Le devenir commence aujourd'hui, ainsi cette partie s'attachera à nous donner un aperçu de Tmd aujourd'hui, de ses objectifs, de ses ambitions, des ses forces, de ses faiblesses.
Les ressources humaines
Cinq permanents travaillent au sein de l'Antenne de l'Association Française Transmad Développement (Mamy, Armand, Rivo et Njaka). Depuis novembre 2003, l'organisation suivante a été ébauchée par le nouveau chargé de programmes et s'est précisée et confirmée par la suite sous l'appui des instances de suivi accompagnement des projets au niveau du siège de l'association. 1. - Une autorité opérationnelle animée directement par le Chargé de programmes a comme son nom l'indique autorité sur les projets, les anciens sur Sabotsy et les nouveaux sur d'autres antennes d'intervention ouvertes sur d'autres localités de l'Ile. Elles sont au nombre de 3 pour l'exercice 2003-2004. Il s'agit de : - Maintinandry dans la province de Tamatave, - Ambatolahy dans la province de Tuléar et - Ambato Boeny dans la province de Majunga. L'ensemble de l'équipe terrain est composée de 4 responsables des opérations (2 en contrat à durée déterminée et 2 en contrat à durée indéterminée). Les anciens animateurs sur projets changent de noms pour devenir responsables des opérations de développement de chaque zone. La modification est liée au fait qu'ils deviennent chargés de programmes sur leur zone respective. Ils avaient comme mission principale de permettre la mise en œuvre des opérations financées dans le cadre de l'ancienne organisation. Sous la direction du Chargé de Programmes : - ils ont comme responsabilité première de mettre en œuvre les projets en cours. Cela suppose organiser les modalités nécessaires pour remplir et atteindre les objectifs inscrits dans les conventions de collaboration et de financement signées avec les partenaires financiers. - ils ont par la suite le devoir de « trouver » de nouvelles activités pour fidéliser les partenaires financiers qui ont contractualisé avec Transmad sur le projet en cours. Egalement, mais dans ce cas le Chargé de Programmes s'investit plus, trouver de nouvelles activités afin de solliciter de nouveaux partenaires financiers. 2. - Une direction administrative et financière appuie, en principe, le Chargé de Programmes sur les aspects financiers de la gestion des projets. Cette cellule financière est composée d'un permanent, d'un temporaire, et d'un responsable des opérations en formation. Le bureau à Antananarivo abrite la direction de l'antenne de l'association Transmad à Madagascar. Cette antenne de Tmd à Madagascar constitue pour le moment l'opérateur principal des projets de développement animés par Transmad à Madagascar. Elle est également le partenaire privilégié des intervenants mandatés par l'Association Transmad sur d'autres projets. C'est le cas unique de la Timonerie, Pontons des Joachims pour le moment, mais cette forme de partenariat est fortement encouragée. Tmd s'engage dans les projets ou elle participe comme acteur, animée de la conviction, qu'un projet pour réussir : - requiert une démarche participative dans la recherche des moyens et des ressources nécessaires à la mise en œuvre de projets de développement - devrait contribuer à la formation et à l'accompagnement continue et réciproque des différents acteurs et entités engagés en son sein et s'ouvrir sur une dimension d'accompagnement - devrait viser un mieux être du plus grand nombre et surtout des populations en difficulté ;
Quel positionnement de l'association ? Pour quel projet ? Et pour quel développement ?
Transmad est une association « opérateur de développement » à Madagascar. Elle sollicite des financements auprès des organismes, société civile et représentations diplomatique et consulaire. Elle mobilise les ressources humaines nécessaires à la mise en œuvre. Elle rend compte auprès des partenaires de l'utilisation des subventions reçues. Mais en plus, elle est sensible à un certain nombre de valeurs et de démarche opérationnelle qu'elle considère comme fondamentales dans le cadre des activités. Ainsi, pour Transmad, un projet pour réussir devrait être la résultat d'une démarche participative de l'identification à l'évaluation en passant par le suivi monitoring. Ainsi Tmd se propose dans le cadre des projets qu'elle réalise de respecter la démarche participative dans : - la définition des idées et initiatives de projets ou programmes, - la collecte des ressources techniques et financières nécessaires à leur mise en œuvre, - la mise en œuvre ainsi que le suivi accompagnement des projets ou programmes.
Quel positionnement
Chaque entité, individuelle ou collective, formelle ou informelle, (citoyens, élus, responsables Premier volet de la démarche, l'initiation au caractère participatif de chaque action, et à toutes les étapes du projet revêt une importance capitale. Mais c'est un terrain très difficile. La multiplicité des contraintes et des cadres propres à chaque intervenants dans une action donnée aboutit à un cloisonnement de l'environnement de travail. Ce contexte conduit à des a priori très réducteurs sur le rôle et la mission de chacun. La communication et la circulation de l'information déjà fort difficile au départ s'en trouvent davantage plus complexe. La valorisation de l'expérience de l'équipe donne une plus value dans la qualité de la démarche ainsi que la fiabilité de l'information recueillie dans le respect de la philosophie de l'action basée sur la participation. Les collectivités décentralisées, communes à Madagascar et depuis peu les régions dans une moindre mesure, ont été choisies comme cadre institutionnel de référence dans l'intervention. POURQUOI ? L'Etat malgache dans le contexte actuel, s'efforce de promouvoir les communes comme acteurs de base du développement. Pour notre environnement de travail, les services publics de base comme l'éducation et la santé sont sous l'autorité des communes. Pour des raisons longues à évoquer ici et connues de tous, celles ci ne peuvent subvenir à l'organisation d'un minimum de services pour citoyens. L'objectif pour les associations est d'engager des partenariats avec ces collectivités afin de renforcer leur légitimité et leur leadership dans la gestion des affaires publiques des communes. Ce renforcement de la légitimité passe par une plus grande couverture de scolarisation, par une meilleure couverture en infrastructure sanitaire, par une amélioration du cadre de vie en général de la population. Les collectivités font l'objet d'une attention particulière de la part de l'Etat central qui a pris soin d'intégrer les ONG dans la démarche en raison de la faiblesse des collectivités en moyens et en ressources humaines, pour œuvrer ensemble vers les objectifs fixés de développement rapide et de développement durable. L'expérience et le savoir faire de Tmd sera mis à disposition des communes mais également des associations locales sœurs afin d'étudier (capitaliser) les appuis techniques et financiers à destination des collectivités et qui permettent un partenariat collectivité - association. La connaissance de ces ressources permet de faire émerger, dans un cadre participatif toujours, des idées de projets réalisables répondant aux soucis d'amélioration des conditions de vie en général. Promouvoir des projets de développement visant un mieux être des populations en difficulté : Les domaines d'intervention des ONG se limitent aux projets à caractère sociaux. Développer des projets comme cadre de formation et d'accompagnement réciproque entre les différents acteurs qui les réalisent (opérationnel qu'est Tmd ceux qu'on appelle communément sous le vocable bénéficiaires, et financiers) Le projet pour le projet n'est pas l'objectif de l'opération. Le projet, outil pédagogique de formation et d'accompagnement mutuel entre les acteurs du projet, tel est l'ambition de Tmd dans le cadre des opérations qu'elle anime aujourd'hui et demain. Formation des ressources humaines des ONG d'abord, à une meilleure connaissance des différents cadres de travail de son environnement professionnel (les collectivités, les ministère, les bailleurs de fonds, etc.). Accompagnement des cadres et des ressources humaines des partenaires avec qui les ONG travaillent (les élus, les responsables techniques, etc.). Que les projets de construction de services public de base ne relève plus d'une simple initiative associative mais contribue à la réalisation d'un plan global d'équipement des communes selon la nécessité de garantir un cadre de vie amélioré pour la population en général. Cet accompagnement abordera la difficile question des contraintes des bailleurs qu'il faut comprendre et qu'il faut infléchir lentement vers une adéquation avec les cadres et les exigences du « terrain ». Si les besoins sont connus, du moins d'une manière très scolaire et académique, les moyens sont limités pour les remplir certes, mais ils sont loin d'être négligeables. La réussite passe par un effort de tous dans l'accomplissement du devoir et de l'obligation de chacun. Le but ici est d'atténuer le regard très réducteur et très négatif qui consiste à voir un simple circuit d'aller et retour dans le financement mais de voir et d'analyser ce que peux être l'attente d'un partenaire financier dans l'engagement commun dans la réalisation d'un projet de développement L'ouverture des projets vers une dimension plus éducative fait partie de cette rubrique. Des ONG sont amenées à organiser des travaux au même titre qu'une entreprise le fait. Sans perdre le souci de rendre des ouvrages de qualité, les travaux qui se font sous l'autorité des ONG devront permettre à des étudiants, techniciens et stagiaires de se familiariser avec leurs futurs environnements professionnels.
MAMY ANDRIANAMASINORO
Programme « puits verts » phase I (2003-2004) |





















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