Filière goélettière

fév 13, 2010

Rapport final sur la composante environnementale des "Ateliers de Joachim" - Phase II


Voir le résumé

Dans le cadre des « Ateliers de Joachim », projet d'appui aux activités de construction et d'exploitation de goélettes sur la côte ouest malgache, Trans-Mad a réalisé ces derniers mois une nouvelle reconnaissance écologique et socio-économique en vue de délimiter de nouvelles aires protégées dans la région du Menabe. Cette démarche s'inscrit une fois de plus dans la composante environnementale liée à ce vaste programme.

Depuis quelques temps déjà, grâce aux efforts conjugués de Trans-Mad, du Service de Coopération de l'Ambassade de France et de WWF, les pouvoirs publics mesurent de plus en plus l'importance de la filière « goélettière » qui par voie de fait est inexorablement liée à celle du bois. Cette filière constitue un incontestable levier de valorisation de la gestion de la ressource naturelle forestière qu'il convient de développer.

C'est donc pour continuer dans ce sens que ce deuxième contrat du genre a été confié à Trans-Mad par l'Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées. Ces reconnaissances devraient permettre à terme, outre la rationalisation des approvisionnements en bois d'œuvre normé et légalisé des chantiers navals, d'impulser une nouvelle dynamique de gestion forestière.

Suite à ces nouvelles reconnaissances, le cycle de recueil de données, nécessaire à une intervention cohérente et réfléchie s'achève. Le rapport présenté ci-après recense donc l'ensemble de ces données minutieusement recueillies et les conclusions auxquelles elles ont permis d'aboutir

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Remerciements

Nous adressons nos plus vifs remerciements à tous ceux qui, de près ou de loin, ont manifesté leur soutien à la réalisation de ce travail.
Nous manifestons particulièrement notre reconnaissance à : Mme Venty Odile, Directrice du Parc National Kirindy - Mite ; M. Jocelyn RAKOTOMALALA, Directeur Inter - Régional du Madagascar National Parks Tuléar ; M. Mark Fenn, Conseiller technique WWF-Madagascar National Parks;
Pour la coopération et la confiance qu'ils ont accordé à notre Association,

Nous tenons à remercier aussi et à témoigner toute notre reconnaissance à :
M. Frédéric Macquet, Directeur Général de l'association TRANSMAD Développement, M. Eric BIORET, Directeur Administratif et Financier de l'association TRANSMAD Développement, et à tous les personnels du TMD, Sans lesquels ce travail aurait pu être aléatoire.

Nos sincères remerciements s'adressent également à M. J. Michel RAKOTONANDRASANA et à M. Jean F. HERY NANTENAINA pour leur aide qui nous est très précieux et à M. Tsiry Tahina RANDRIANANJATSOA pour ses efforts, son courage et sa bravoure malgré toutes les difficultés que nous
avons pu rencontrer.

Nous n'oublions pas tous ceux qui, guides, propriétaires de charrette, et cuisinières ainsi que leurs familles, ont accepté de nous consacrer du temps malgré les impératifs de leurs activités.
Enfin, nous adressons notre profonde gratitude aux représentants de l'Etat particulièrement au Directeur Régional de l'Environnement, des Forêts et du Tourisme, au Chef de District de Manja, aux maires de la CR de Beharona, d'Ankiliabo et d'Andranopasy et aux Chefs Fokontany.

 

 

 

I. Introduction


I.1. Contexte global et problématiques


Cette étude a été effectuée dans le cadre de la Vision de Durban en 2003 et du PE III, d'augmenter la superficie des Aires Protégées existantes à Madagascar, et en raison de l'importance de la biodiversité dans le Menabe Sud. Depuis, le PNM-MADAGASCAR NATIONAL PARKS, en collaboration étroite avec le WWF et le KFW, a pour programme de réaliser une extension du PN Kirindy Mite. Plusieurs forêts ont déjà faits l'objet d'une étude en vue de l'extension du Parc notamment les massifs forestiers de Bedaba dans la Commune rurale de Befasy, la forêt d'Ambararata dans la CR de Belo sur mer ; les massifs forestiers d'Ankoba, d'Antseranandaka, de Tsianihy et d'Andranopasy dans la CR d'Andranopasy et les massifs forestiers d'Antevamena, Miary Soalengo, dans la CR de Soaserana.

Mais d'autres, qui semblent être encore dans un état relativement bon, pourront faire l'objet de mesures d'accompagnement mises en oeuvre par les autorités locales et les pouvoirs publics (DREEFT et MADAGASCAR NATIONAL PARKS) avec le consentement de la population locale, elles pourront notamment être intégrés au PN ou devenir aires protégées gérées par les communautés locales ou encore faire l'objet de transferts de gestion. Ces forêts concernent surtout les forêts qui se trouvent dans les Communes rurales de Beharona et d'Ankiliabo.

D'après les cartes FTM, ces sites spécifiques concernent les forêts d'Ambatolalaky, le massif forestier de Lombiry, la Forêt d'Analapasy, la Forêt d'Ankatrakatraky, la Forêt d'Ambohibe, la Forêt de Tamboho et les Forêts galléries sur le Mangoky Ces forêts se situent entre la route qui relie Manja et Andranopasy (nord), la limite de la CR de Beharona à l'Est et la rivière Mangoky au sud. Au sud de Mangoky une aire protégée a été déjà mise en place ce sont les forêts de Mikea.


I.2. Objectif global de l'étude


L'objectif global de cette étude est de conduire une reconnaissance écologique de certaines forêts dans l'extrême Menabe Sud en vue des propositions pour :

  1. Les aires à intégrer dans les futures limites et/ou parcelles du PNKMT
  2. Les aires qui devront faire l'objet d'un transfert de gestion des ressources
    naturelles (TGRN)
  3. Les aires qui devront faire l'objet des futures aires protégées gérées par les
    communautés locales.

 

I.3. Objectifs spécifiques


Pour arriver à cet objectif global, les objectifs spécifiques suivants sont à atteindre :

  • Connaître la qualité de la forêt : composition, structure, état ;
  • Savoir le mode de gestion actuel des forêts : menaces, pressions, enjeux (y compris prospection pétrolière) ;
  • Connaître la perception paysanne (appuyer par des procès verbaux) sur les modes de gestion antérieure des forêts (et propositions de limites pour les futurs TGRN, extension PN, ou AP communautaires) ;
  • Connaître l'interface forêt - population ;
  • Savoir la limite traditionnelle des massifs forestiers ;
  • Identifier les problèmes actuels liés à l'utilisation des ressources forestières ;
  • Compléter une évaluation et analyses des TGRN déjà effectuées dans la CR Andranopasy avec recommandations pour leur avenir établi avec les communautés de base (TGRN fait par l'ONG SOKAKE avec financement PSDR).

Ce rapport contiendra alors : une présentation générale de la région du Menabe sud qu'est notre zone d'étude ; suivi de la méthodologie que nous avons adopté ; la présentation des résultats de la recherche ; une discussion globale sur la totalité de la mission et enfin quelques recommandations.

 

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II. Présentation du milieu d'étude


II-1. Localisation de la zone d'étude

Notre zone d'étude appartient au District de Manja, Région Menabe. Trois Communes rurales sont concernées par cette recherche à savoir la CR d'Andranopasy, la CR de Beharona et enfin la CR d'Ankiliabo. Ces Communes ont respectivement une superficie de 160 846 Ha, 279 918 Ha et 129 990 Ha. La zone d'étude est limitée au nord par la route qui relie le village de Manja au village d'Andranopasy ; à l'est par la limite de la CR de Beharona ; au sud par le fleuve Mangoky et à l'ouest par le Canal de Mozambique (Carte 1). Cette zone d'étude s'étend donc sur une surface avoisinant les 500 000 Ha (la partie nord de la CR d'Andranopasy a été déjà fait l'objet d'une étude similaire pendant l'année 2007).

Géographiquement, ces limites de la zone d'étude sont donc :

  • Au nord : 21°15'00'' de latitude Sud ;
  • A l'est : 044°30'00'' de longitude Est ;
  • Au sud : 21°55'00'' de latitude Sud ;
  • A l'ouest : 043°40'00'' de longitude Est.


Les massifs forestiers faisant objet de cette étude ont une superficie totale de 118 716 Ha. Ils ont le statut de forêt domaniale. Seules les forêts denses sèches dans la partie sud de la CR d'Andranopasy (Tsiboka, Andranondia, Ankorontsely, Belomboky, Silivolo) ont été transférées à l'Association FITAHIA, appuyée techniquement et financièrement par le projet PSDR (Projet de Soutient au Développement Rural). A noter que les mangroves et les zones humides ne font pas parties de notre travail.


II-2. Milieu physique

II-2-1. Relief et topographie

La topographie est plane de la côte jusqu'à 50-60km vers l'intérieur des terres, caractéristique des régions basses. Le relief est peu marqué, et en général, peu accidenté malgré la présence d'une chaîne de montagne qui sépare la CR d'Ankiliabo à celle de Beharona. L'altitude la plus élevée se trouve dans le Fokontany de Vondrove, à Ankalomboro où elle atteigne 520m à partir du niveau de la mer.

 

II-2-2. Pédologie


D'après le TBE (2004), on peut distinguer deux grandes classes de sols dans la région de Menabe : le domaine sédimentaire et le domaine alluvial et colluvionnaire. A une échelle plus grande, ces domaines peuvent être divisés en plusieurs sous-classes selon les unités et les conditions locales. Les sols ferrugineux tropicaux sont le plus dominant dans la région et on observe aussi des plateaux calcaires peu érodés et des collines gréseuses et ou calcaires peu érodés.

Pour le cas du domaine alluvial et colluvial, on observe sur les littoraux, une bande de sols salés des mangroves et des sols podzoliques.

II-2-3. Hydrologie

La partie sud de la région de Menabe possède un réseau hydraulique important. Dans notre zone d'étude on peut rencontrer :

  • des cours d'eau permanents comme le fleuve Mangoky qui se déverse
    dans le canal de Mozambique, la rivière Sakalava et la rivière Ianadranto qui prennent
    leurs sources au niveau de la chaîne de montagne et la rivière Marotify (Beharona).
  • des cours d'eau temporaires qui ne coulent que pendant les saisons de
    pluies comme la rivière de Beangily (Beampombo), et de la rivière de Mahofa
    (Vondrove).


Les ruisseaux (sakasaka) et les marécages (ranovory) sont omniprésents pendant les saisons de pluies


II-2-4. Climat


La station météorologique la plus proche de notre zone d'étude est celle de Morombe. Les commentaires suivants sont donc issus des données climatiques de Morombe de 1961 à 1990 en supposant que le climat pour les deux régions est similaire.

Selon la définition de Walter et Lieth en 1967, une période est écologiquement sèche si la pluviosité (P) exprimée en millimètres est inférieure au double de la température (T) exprimée en degrés Celsius, humide quand P≥2T et perhumide quand P≥2T et en même temps P>100mm.


Pour la région de Morombe le climat se divise donc en trois périodes bien distinctes :

  • Une longue saison sèche d'avril à fin novembre durant laquelle les
    précipitations moyennes mensuelles varient autour de 2 à 18,8 mm
  • Une période humide correspondant à P ≥ 2T. Cette période est observée
    à partir du mois de décembre jusqu'au mois de mars
  • Une très courte saison perhumide correspondant à P ≥ 2T et P>100 mm.
    Cette période concerne le mois de janvier et le mois de février.

La pluviométrie moyenne annuelle est de l'ordre de 473,2 mm repartie en 37 jours. Les mois les plus humides sont ceux de janvier et de février, tandis que les plus secs sont ceux de juillet, d'août et de septembre.

Pour les températures, elles sont généralement élevées. La température moyenne maximale est de 27,3°C observée aux mois de janvier et de février tandis que la température moyenne minimale est de 20,8°C enregistrée en juillet, soit une amplitude thermique de 6,5°C une différence de température relativement faible par rapport aux restes du pays. Les maximums sont donc observés en saisons pluvieuses et les minimums en saisons sèches.

 


II-3. Milieu humain et social

 


II-3-1. Population et démographie


La côte Ouest de Madagascar, où le relief est caractérisé par l'extension des plaines et des bas plateaux, et le climat chaud par une sécheresse saisonnière accusée, est beaucoup moins peuplé que celui des hautes terres et de la côte orientale. Le groupe ethnique dominant dans la région de Menabe est le Sakalava. Ce dernier, selon notre entretien avec la population locale, se divise en deux sous ethnies : les « Sakalava Vezo » qui vivent sur le littoral (andriaky) s'adonnant à la pêche et à toute activité liée à la mer, et les « Sakalava Masikoro » qui demeurent dans les terres fermes (antety) pratiquant l'élevage et l'agriculture. Mais selon les ouvrages que nous avons consulté, Sakalava et Vezo sont deux ethnies différentes.

La CR d'Ankiliabo est à dominance ethnique Antaisaka. Plus de 80% des habitants dans le Fokontany de Bengy, Fiadanana et d'Antanatsimira, par exemple, sont des Antaisaka (source : enquête). Ces derniers sont des migrants venus de la côte sud-est de Madagascar (Vangaindrano...) durant la période coloniale.

 


II-3-2. Us et coutumes


La population dans la côte ouest de Madagascar pratique encore et toujours les traditions héritées des ancêtres notamment le « Savatsy » ou circoncision, le « Bilo, Tromba » un rituel de possession et de sacrifice dont l'objectif est de se communiquer avec les ancêtres pour résoudre certains problèmes comme les maladies, la possession d'esprit maléfique, etc. Il
faut faire attention sur la terminologie parce qu'il y a une nuance entre Tromba et Bilo.

La population respecte aussi les « Fady » ou interdits comme parler le dialecte Merina (cas du Fokontany de Bengy), faire ses besoins dans certain endroit.


II-3-3. Infrastructures


Les infrastructures que nous allons citer dans le tableau suivant concerne l'infrastructure sanitaire, scolaire et routière

Les routes et les écoles sont en très mauvais état (photos 1 et 2). Il n'y a aucun entretien, aucune réparation. En outre, il y a des canaux d'irrigation (appelé localement « Tabika ») qui traversent les routes sans considération de leurs impacts sur l'état de celles-ci...

 

II-3-4. Les activités principales du ménage


Chaque commune et/ou chaque Fokontany a ses propres activités selon la disponibilité des ressources (terres, eaux, pâturages,...). En général, la population dans la zone d'étude pratique l'agriculture (riziculture sur bas fonds, culture sur brûlis de maïs et culture de pois du cap) et l'élevage (surtout l'élevage bovin) comme tous les paysans de Madagascar.

II-3-4-1. La CR de Beharona

L'activité principale du ménage dans la CR de Beharona est l'agriculture. Il s'agit essentiellement de la riziculture, suivi ensuite de la culture de manioc, du maïs, du pois du cap et du taro. Le Fokontany de Vondrove bénéficie de la présence d'un barrage hydro agricole qui permet aux paysans de pratiquer une riziculture intensive dans une surface assez grande. Le taro est cultivé dans les zones basses comme la culture de riz. Le manioc et le maïs sont cultivés dans un champ clôturé aux alentours des villages.


L'élevage aussi a une place importante dans la vie des paysans dans la CR de Beharona où les gens élèvent des boeufs, des porcs, des chèvres et des volailles. La forme d'élevage reste toujours extensif puisque la zone est propice à celle-ci : le pâturage est en abondance l'espace est grande.

II-3-4-2. La CR d'Ankiliabo


Cette commune est marquée par l'abondance des réseaux hydriques (fleuve Mangoky, rivière Sakalava,...). A cet effet, la riziculture irriguée est la plus pratiquée surtout dans les Fokontany d'Ankiliabo, de Rangainomby, de Bengy, d'Antanatsimira, de Besaka, de Fiadanana, et d'Antanambao. La partie ouest de la commune (Ambahia, Besatroaky, Marolafiky et Betamenaky) est marquée par l'existence du delta de Mangoky, une zone favorable aux cultures de pois du cap et de maïs. Le village d'Ambivy est le seul village qui ne pratique pas l'agriculture. Les gens ne cultivent que dans des jardins potagers clôturés tout près du village et à une petite échelle.

Dans la CR d'Ankiliabo, comme tout le reste de la zone d'étude, l'élevage bovin a son importance au niveau social. La famille qui possède le plus de boeufs est considérée comme la plus riche et donc respecter par la population. C'est pour cela que cette zone était une zone rouge vis-à-vis de la sécurité puisqu'il y avait beaucoup de « Malaso » ou voleur de zébus. Mais actuellement, grâce à l'unité et à l'initiative de la population locale, un groupe de jeunes appelé « Kalaony » assure la sécurité locale, la patrouille et le contrôle des papiers (Carte d'identité nationale, « Bokin'omby » qui est une sorte de livret pour enregistrer le bétail, ...) pour protéger les biens de la population. A noter que les « Kalaony » existe partout dans la région de Menabe.

L'élevage bovin est suivi par l'élevage des chèvres. Ces bêtes sont très faciles à élever puisqu'ils sont omnivores (ils mangent tout). L'élevage est du type extensif mais pendant la nuit, les bétails sont clôturés dans des parcs ou « vala ».

L'élevage de volailles se fait à petite échelle et presque tous les ménages le font. L'élevage de poules est le plus marqué.

Comme nous l'avons indiqué précédemment, Ambivy est le seul village qui ne pratique pas l'agriculture. Sa seule source de revenu est l'élevage, surtout l'élevage bovin. Les gens se contentent de la cueillette et de la chasse dans les forêts environnantes pour se nourrir.

 

II-3-4-3. La CR d'Andranopasy


Elle a une ressource naturelle considérable et diversifiée (la mer, les zones humides, les forêts, les savanes, etc....). Les activités du ménage sont donc très diversifiées. Les habitants de la côte (Andranopasy I et II) s'adonnent à la pêche et aux autres activités liées à la mer et ceux qui sont à l'intérieur des terres pratiquent l'agriculture.


L'agriculture concerne la riziculture irriguée, la culture de pois du cap et la culture sur brûlis de maïs. Un barrage a été construit par le PSDR dans le Fokontany de Tsianihy en 2006 pour améliorer la production en riziculture. Pour le cas d'Ankatrakatraky et les autres villages qui se situent au coeur de la forêt, c'est la culture sur brûlis de maïs et d'arachide qui est la plus importante. Il faut remarquer que la culture de maïs peut être pratiquée dans les zones basses hors de la forêt comme le cas du Fokontany de Nosibe et de Befamoty.


Sur le littoral, c'est la pêche et les autres activités liées à la mer (transport de marchandise, location de pirogues aux touristes qui y viennent visiter, etc.) qui sont prédominantes. Pour le cas de l'élevage, c'est l'élevage de chèvre qui est le plus pratiqué. L'élevage bovin n'est pas envisageable à cause d'un manque de zone pâture pour l'élevage extensif et le manque de capacité et de connaissance à la matière pour l'élevage intensif.

L'élevage de chèvre est très marqué aussi pour la population à l'intérieur des terres mais c'est toujours l'élevage bovin qui y est en tête. L'élevage de volailles se fait toujours à petite échelle pour tout le ménage.

Dans notre zone d'étude, l'exploitation forestière est une question délicate. Les villageois la pratiquent sans autorisation dans les forêts le plus proche de leurs villages et dans les forêts naturelles peu intactes pour les bois précieux (bois d'ébènes, palissandres, ...). Les forêts le plus proche de grande ville comme Manja sont sujettes à des exploitations illicites et irrationnelles. La dégradation de l'environnement en particulier la forêt, dans ces zones est très importante.

Notons que l'exploitation forestière n'est pas une activité génératrice de revenu pour la majorité de la population. Cette dernière l'a fait dans le cadre de droit d'usage seulement (construction de case, enclos, charrettes, fabrication de manches d'outils,...).

II-4. Milieu biologique


II-4-1. La faune


L'inventaire faunistique ne faisait pas partie de cette étude. A cet effet, les espèces faunistiques citées dans ce document sont issues d'une étude bibliographique notamment du Tableau de Bord Environnemental (TBE) du Menabe effectué en 2004.


II-4-1-1. Mammifères


La région du Menabe est riche en espèces de lémuriens citons Avahi occidentalis, Eulemur fulvus rufus (Variky), Lemur catta (Maky ou Hira) des espèces appartenant à la famille des Lemuridae, Lepilemur ruficaudatus (Boengy, Lepilemuridae), Microcebus murinus (Tsidy), Microcebus berthae (Tsidy), Mirza coquereli (Titilivahy) et Phaner furcifer pallescens (Tanta) dans la famille des Cheirogaleidae et Propithecus verreauxi verreauxi (Sifaka, Indridae). Ces espèces sont très menacées dans notre zone d'étude à cause de la destruction de leur habitat par la pratique du « Hatsaky » ou défrichement et la chasse.

A part les lémuriens, la forêt du Menabe abrite également des mammifères carnivores comme Cryptoprocta ferox (Fosa, Viverridae) le grand prédateur de lémuriens, Mungotictis decemlineata decemlineata et Mungotictis decemlineata lineata (Bokiboky, Herpestidae)

II-4-1-2. Micromammifères

Parmi les petits mammifères, on peut citer les insectivores appartenant à la famille des Tenrecidae comprenant les espèces Echinops telfairi et Setifer setosus (Tambotriky), Geogale aurita (Batiko), Microgale brevicaudata, Microgale longicaudata et Tenrec ecaudatus (Tandraky) ; la famille des Soricidae représentée par l'espèce Suncus madagascariensis, et la famille des Muridae représentée par les espèces Eliurus myoxinus (Voalavon'ala), Macrotarsomys bastardi (Kelibotra). Une espèce Hypogeomys antimena (Vositse, Sous famille des Nesomyinae) ou Rat géant sauteur est endémique locale. Son aire de distribution est très restreinte et à cet effet, l'existence de cette espèce dans notre zone d'étude reste encore aléatoire. Cependant, Hypogeomys antimena est classée gravement menacée selon la liste rouge de l'UICN en 2004.

II-4-1-3. Chéiroptères

A part les lémuriens, les mammifères carnivores et les micromammifères, la région de Menabe est riche en mammifères volants frugivores comme Eidolon dupreanum et Pteropus rufus (Fanihy, Pteropodidae), et insectivores comme Hipposideros commersoni commersoni (Kapity, Hipposideridae) et Tadarida leucostigma (Molossidae)

II-4-1-4. Oiseaux

La région de Menabe, bien qu'elle subisse les différentes pressions, héberge des espèces endémiques d'oiseaux entre autre Anas bernieri (Mireha, Anatidae), Mesitornis variegata (Agolinala, Mesitornithidae) et Haliaeetus vociferoides (Ankoay, Accipitridae) ou Pigargue de Madagascar considéré comme l'un des plus rares rapaces au monde.

II-4-1-5. Reptiles et amphibiens

Dans la région du Menabe, les reptiles sont variés et hétérogènes. Les espèces endémiques sont représentées par la famille des Boidae (Acrantophis dumerili, Sanzinia madagascariensis), la famille des Pelomedusidae (Erymnochelys madagascariensis), la famille des Chameleonidae (Furcifer antimena et Furcifer labordi), la famille des Colubridae (Langaha alluaudi et Stenophis citrinus), la famille des Gekkonidae (Phelsuma standingi) et la famille des Testudinidae (Pyxis planicauda).

Les amphibiens malgaches sont représentés uniquement par les grenouilles qui font partie de l'ordre des Anura. Les espèces les plus particulières sont celles qui appartiennent aux genres Mantella et Mantidactylus de la sous-famille des Mantellineae. Une espèce Mantella expectata est endémique.

II-4-2. La flore

Le versant occidental de Madagascar est dominé par d'immenses et monotones étendues de savanes. Les rares vestiges de forêts pouvant être rencontrées se situent dans des vallons et le long des cours d'eau. C'est en approchant la côte qu'on puisse rencontrer les « forêts naturelles peu dégradées ». Ce sont les forêts denses sèches caducifoliées de l'ouest. Ces forêts sont désignées par Koechlin et al en 1974 sous le nom de « Flore sous le vent ».

La flore des forêts de l'ouest est très originale et ne comporte que peu d'espèces communes à celle des forêts du versant oriental. Les espèces caractéristiques sont Dalbergia spp, Commiphora spp, Cedrelopsis grevei, et Hildegardia spp. Les palmiers ne sont représentées que par deux espèces Bismarckia nobilis et Borassus madagascariensis. Ces forêts sont caractérisées par une importance en nombre d'individus et d'espèces de lianes mais à un nombre très réduit d'espèces d'épiphytes.

II-4-3. La végétation


Dans notre zone d'étude (cf. carte 1), de la côte vers l'intérieur des terres, la végétation varie suivant la nature du sol. En ce sens, on peut la diviser en quatre (5) grands types : i) les forêts des alluvions et des bords de cours d'eau, ii) les mangroves sur les Estran ou zone de
balancement des marées, iii) les forêts sèches semi-caducifoliées sur sols arénacés, iv) les forêts sèches caducifoliées sur roches calcaires et v) l'immense savane arborée. La définition de cette typologie a été réalisée à l'aide de la carte de végétation de Madagascar (IEFN, 1996) affinée par les descentes sur terrain.

II-4-3-1. Les Mangroves

A Madagascar, les mangroves sont des groupements végétaux ligneux appelés palétuviers qui poussent spécialement dans les vases littorales (estuaires, deltas, lagunes, baies,...) dont le taux de salinité du sol est très élevé et l'oxygénation du sol due à la vase est très faible. Elles se développent dans des zones calmes et peu profondes.

A Madagascar, on a recensé sept (7) espèces de palétuviers dont six (6) d'entre elles peuvent se rencontrer dans la région de Menabe. Ce sont : Avicennia marina (Afiafy, Verbenaceae), Rhizophora mucronata (Tangandahy), Bruguiera gymnorhiza (Tangampoly) Ceriops tagal (Tangambavy) de la famille des Rhizophoraceae (Tanga), Sonneratia alba (Songery, Sonneratiaceae) et Lumnitzera racemosa (Morimony, Combretaceae).

II-4-3-2. Les forêts des alluvions et des bords de cours d'eau

Ce sont des forêts semi-décidues et des forêts ripicoles sur les bas des pentes. Elles sont caractérisées par la présence des essences à feuillage persistant et la pluristratification qui donnent leur aspect verdoyant. Ces forêts concernent les forêts galléries sur Mangoky (Antsakabe, Andranoamba, Ankalomboro, Bezavo, Mangeriatse, Ankazoabofoty,...).

Notons que Koechlin et al (1974) ont fait une remarque sur le fait que « les forêts des alluvions et des bords de cours d'eau ne peuvent en aucun cas être assimilées à des forêts denses sèches ».

 

II-4-3-3. Les forêts denses sèches semi-caducifoliées sur sol arénacé

C'est une formation forestière dense s'étalant sur une grande surface. La voûte peut atteindre jusqu'à plus de 10m de hauteur. La forêt est pluristratifiée.

La majorité des plantes est à feuillage caduc c'est-à-dire elles perdent leurs feuilles pendant une période déterminée qu'est la période sèche. Ce sont souvent les arbres de la strate supérieure. Nous avons mentionné dans ce titre le nom « semi » puisque certaines plantes comme les sous-bois arbustifs gardent leurs feuilles toute l'année.

II-4-3-4. Les forêts sèches caducifoliées sur calcaires

Ces forêts sont connues par la caducité presque totale de leur feuillage. Elles ont tendance à la xérophilie. Les sous bois sont aussi à feuilles caduques et les plantes herbeuses sont peu ou absentes (photos).

II-4-3-5. Les savanes arborées

Ces formations végétales se différencient très nettement des autres (cf. carte 2). Le terrain est couvert de graminées et très pauvre en plantes ligneuses. Ces dernières ne concernent que Stereospermum euphoroides ou Mangarahara, Poupartia caffra ou Sakoa et Tamarindus indica ou Kily et dont leur taux de recouvrement n'excède pas les 10%.

Pour de plus amples informations sur le milieu d'étude, veuillez consulter notre site web www.transmad.org ou directement sur l'URL :
http://www.transmad.org/IMG/pdf/Rapport_final_Ateliers_recon_ecolo.pdf

 

 

III. Méthodologie

Compte tenu de l'objectif global de cette étude qui est de conduire une reconnaissance écologique de certaines forêts dans l'extrême Menabe Sud en vue de proposition des futures limites (AP ou TGRNR), deux grandes lignes vont être observées et analysées notamment :

  • La connaissance de l'influence humaine surtout l'influence des migrants sur la forêt et la perception paysanne sur le mode de gestion antérieur des forêts ;
  • La connaissance de la potentialité des forêts en ressources ligneuses et de l'état de l'écosystème forestier.

Les explorations bibliographiques, les méthodes de recherche participative, les enquêtes ou entretiens, l'inventaire forestier contribueront à recueillir les informations sur le terrain. Ensuite, les restitutions auprès de la population locale, l'analyse et l'interprétation des données récoltées vont permettre de dégager des conclusions pertinentes sur l'étude et de générer les recommandations adéquates.

III-1. Investigation bibliographique

La documentation permet à priori de mettre en place une ligne directive de l'étude afin d'atteindre les objectifs déjà énoncés. Elle permet aussi de connaître la zone d'étude et diminue ainsi les imprévus. Cependant, les recherches bibliographiques sont toujours nécessaires pendant les phases de traitement, d'analyse des données et même pendant la rédaction du rapport final.

La recherche bibliographique permet de bien cadrer le rapport et de bien cerner les problématiques.

III-2. La recherche participative

La MARP (Méthode Accélérée de Recherche Participative), semble être la mieux adaptée car selon Quivy R. & L. Van Campenhoudt, (1995), cette technique permet aux interviewés de parler ouvertement dans les mots qu'ils souhaitent et dans l'ordre qui leurs conviennent. De plus, d'après Ghiglione et al (1985), « la méthode ouverte permet d'aborder un problème lorsqu'on n'a encore que peu d'hypothèses et qu'on sait mal comment ce problème se pose pour la population intéressée ». En outre, cette méthode convient particulièrement à l'analyse d'un problème précis (Quivy R. & L. Van Campenhoudt, 1995).

La recherche participative suit plusieurs étapes selon les chercheurs. Pour notre cas, on part d'amont (DREFT et Madagascar National Parks Morondava) vers l'aval (District, Communes rurales et enfin les Fokontany et les villages).

 

III-2-1. Présentation et discussion dans le bureau de Madagascar National Parks à Morondava

La DREFT est le premier responsable de la gestion des ressources forestières dans la Région de Menabe tandis que Madagascar National Parks est le gestionnaire des aires protégées notamment le PN de Kirindy Mite. Ces deux institutions travaillent en étroite collaboration et connaissent bien la zone d'étude. Elles sont en effet une ressource d'informations non négligeables.

Une brève présentation a eu lieu au bureau de Madagascar National Parks le 12 septembre 2008. La discussion se portait sur la présentation générale de la mission au Directeur du Parc, Mme VENTY Odile, et aux membres de l'équipe (l'Enquêteur Mr HERY Nantenaina et au Technicien forestier Mr Jean Michel RAKOTONANDRASANA) (photos 6).

Nous avons détaillé la méthodologie à adopter et avons évoqué les problèmes liés aux équipements de terrain comme les moyens matériels (tentes, GPS,...) et les moyens de déplacement (voiture, moto). Mme le Directeur nous a donné des recommandations sur les défaillances de la première phase de la mission qui se déroulait dans la Commune rurale d'Andranopasy notamment sur la méfiance et la réticence de la population locale et a donné des consignes à l'enquêteur sur sa méthode d'approche.

A l'issue de cette discussion, Le Directeur du PNKMT a accepté de transporter l'équipe jusqu' au district de Manja. Elle a mis à notre disposition un 4X4 et son chauffeur avec. Les frais de carburant ont été payés par TMD.

 

III-2-2. Visite de courtoisie au District de Manja

Il est toujours important de présenter la mission aux autorités et aux responsables respectifs. Cela permettrait d'effectuer l'étude dans la légalité après la délivrance d'une autorisation du Chef de District et des Maires ; de pouvoir collaborer et de travailler étroitement avec les autorités locales ; de connaître les communes appartenant au district et leurs limites respectives ; de connaître les Fokontany appartenant à la Commune et leurs limites respectifs et enfin de connaître les forêts concernées par cette étude.

Pour cela, nous avons présenté notre mission (contexte actuel, objectifs, calendrier de travail,...) au Chef de district de Manja. La présentation était concise, claire et sur ce propos, Le Chef de District nous a délivré une lettre d'introduction (autorisation de recherche dans son territoire) pour les maires de Beharona, d'Ankiliabo et d'Andranopasy.

La discussion avec Le Chef de District nous a permis de savoir les Communes concernées et à cet effet, nous avons pu mettre au point le Terme de Référence (TDR).

III-2-3. Discussion aux mairies

Après une brève présentation de notre mission au Maire et aux membres exécutifs de la commune, on procède à la discussion (photos 7). Cette dernière est l'un des composants essentiels de la recherche participative. L'objectif de cette étape est de connaître la limite de la Commune puis les Fokontany et les forêts concernées par l'étude, de fixer les dates (ou calendrier) et les lieux où se dérouleront les réunions villageoises. Après cette discussion, le Maire rédige un avis de réunion pour les Chefs Fokontany.

C'est pendant cette conversation aussi qu'on discute des chemins (routes ou pistes) à prendre pour joindre les Fokontany concernés ; des personnes ressources ; des éventuels « Fady » ou « interdits », de l'insécurité,... A noter que la distribution de l'avis de réunion villageoise a été prise en charge par la mairie.

III-3-4. Les réunions villageoises (Approche participative)

La gestion durable des ressources forestières ne se conçoit pas sans la participation de la population locale et il n'y a pas de participation populaire sans dialogue, sans partage des informations et des expériences, sans échange des savoirs et des techniques. L'étape le plus cruciale de cette étude est donc la réunion villageoise. Les paysans croient encore et toujours que la forêt leur appartient et que c'est un héritage de leurs ancêtres. En réalité ces forêts, classées comme forêts domaniales, appartiennent à l'Etat et elles n'ont pas encore de statut de gestion.

Les conséquences négatives les plus graves d'une imposition de solutions aux paysans seront l'absence de prise en charge par les populations rurales du suivi et de la gestion des réalisations du projet. L'objectif général de cette approche est donc d'impliquer et d'associer de manière étroite les populations dans le diagnostic de la situation actuelle, l'identification de la problématique, la mise en oeuvre des solutions entreprises et le suivi des actions à mener et de définir les responsabilités des différents acteurs dans le suivi et la gestion des ressources naturelles.

Notre approche consiste donc à nous présenter (appelé localement « Fanambarà vatana ») et à présenter notre mission et notre ONG (Association TMD). Puis on procède à une éducation environnementale dont la finalité est d'expliquer aux villageois les raisons de protéger et de conserver l'environnement. Enfin, une discussion (débat) sur les modes de gestion antérieure des ressources forestières y compris les futures limites d'AP, de TGRNR et d'AP gérées par la communauté de Base.

L'avantage de l'approche participative est qu'elle permet aux villageois d'exprimer ouvertement leurs idées et leurs ambitions.

Toutes les réunions villageoises ont eu lieu dans les chefs lieux de Fokontany à l'exception du Fokontany d'Antanatsimira où la réunion a été effectuée à Bevondro à cause de l'emplacement géographique des villages et des hameaux concernés. Antanatsimira est le village le plus à l'est du Fokontany et donc très loin des autres. C'est pour cela que nous avons choisi Bevondro comme lieu de réunion parce qu'il est au centre et en plus il est facilement accessible.

Planches photographiques

III-2-5. La restitution au niveau de la Commune


La restitution est la dernière étape de la recherche participative. Elle réunit les représentants de chaque Fokontany composés du Chef Fokontany et de son adjoint et du notable ou du Chef de village, les membres exécutifs de la Commune (Conseillers et Adjoints au Maire) et le Maire (photos 13 et 14). La restitution communale permet tout d'abord de faire la synthèse de la mission aux assistants, de savoir à quel point les villageois ont compris l'objet de notre visite et permet d'acquérir les idées nouvelles à travers la discussion. La restitution est une méthode qui permet aux chercheurs, aux autorités et à la population de discuter du sujet d'études et de leur avenir, et permet de recouper les idées reçues lors des réunions villageoises.

Lors des réunions villageoises, il a été difficile pour la plupart des paysans d'être ouverts et d'exprimer librement leurs idées même si on leur donne cette liberté. On les laisse donc réfléchir pendant un certain temps et d'apporter leurs opinions lors de la prochaine
restitution. Ainsi, c'est lors de cette restitution au niveau de la Commune que le verdict final pour les futures limites de l'AP ou TGRNR ou AP gérée par la COBA ait lieu. En effet, chaque représentant du Fokontany propose les forêts à transférer et les futures AP s'il en existe et les solutions alternatives aux problèmes que peuvent engendrer lors d'une nouvelle délimitation ou d'une nouvelle forme de gestion.

III-3. Enquêtes et entretiens

Les enquêtes et entretiens consistent à réaliser une étude socio-économique basé sur la collecte des informations sur :

  • Les activités de la population locale ;
  • l'interface forêt - population ;
  • la délimitation traditionnelle de la forêt ;
  • la mode de gestion de la forêt actuelle.

Les enquêtes contribuent à apprécier les impacts de la présence humaine non seulement dans la forêt mais aussi à la proximité directe ou indirecte de celle-ci. L'enquête est du type semi directif, elle consiste à récolter les informations par l'intermédiaire du Chef Fokontany (éventuellement du Chef de village) ou d'un guide local.

Ce dernier ne sert qu'à conduire la conversation d'une façon logique. L'approche choisie propose une démarche permettant de récolter les données générales pour progresser ensuite vers les particulières. Les questions posées sont semi-ouvertes. A noter que le Maire et les Présidents des Fokontany et/ou le pouvoir traditionnel fournissent des idées générales de la gestion de la forêt tandis que les entretiens auprès de la population locale permettent d'avoir les détails sur l'utilisation de la forêt et sur leurs activités de production (interface forêtpopulation).

L'objectif général de l'enquête, de l'entretien et de la MARP est présenté dans le tableau suivant :

 

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Composante environnementale des ateliers de Joachim - Phase II 

 

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