Appui à la maîtrise d’œuvre de projets

mar 1, 2009

Programme de construction de puits à Ampahimanga (Ong Vahiny)


Voir le résumé

Le projet d'alimentation en eau de la commune rurale d'Ampahimanga, débuté en mars 2008, est aujourd'hui achevé. Les six puits ont été officiellement inaugurés le 21 novembre 2008, en présence de l'association VAHINY Madagascar en qualité de bailleur de fonds et des différentes autorités de la commune.

Vous trouverez donc ci-après le rapport final retraçant l'ensemble des activités qui ont été menées dans le cadre de ce projet.

Catégorie : Appui maîtrise oeuvre
Posté par : webmestre


PROJET D'ALIMENTATION EN EAU

DE LA COMMUNE RURALE

D'AMPAHIMANGA

 

- RAPPORT FINAL D'ACTIVITES -

 

 

 

1. Présentation du projet

 

Date de démarrage

Mars 2008

Durée

6 mois

Zone d'intervention

Villages de la commune rurale d'Ampahimanga

Maître d'ouvrage

Commune rurale d'Ampahimanga

Maître d'œuvre

Trans-Mad'Développement

Bailleur de fonds

VAHINY Madagascar

Montant du financement

18 000 Euros

Ressources humaines - Un ingénieur en génie civil et hydraulique
- Un coordinateur technique en hydraulique
- Deux puisatiers
- Deux maçons
- Un stagiaire (arrivé en mai)

VAHINY, association de solidarité internationale basée à Saint-Nazaire, est présente depuis plusieurs années dans la région des « Hauts Plateaux » de Madagascar et vise à améliorer les conditions de vie et de santé des populations qui y vivent. A ce titre, face aux besoins exprimés par ces populations et leurs autorités locales, elle a décidé de lancer un programme de construction de puits dans la commune d'Ampahimanga.
Consciente de son manque d'expérience et de capacité à la maîtrise d'œuvre locale, VAHINY a préféré faire appel à son voisin ligérien Trans-Mad. En effet ce dernier, déjà opérateur dans le secteur a su mettre en avant ses compétences et son expérience pour apparaître comme le partenaire idéal pour ce type de projet.
Ce rapport s'attachera donc à présenter les différents ouvrages réalisés au sein de ce programme ainsi que leurs caractéristiques techniques.

 

2. Rapport des activités réalisées

 

2.1. Rappel des objectifs

Les populations de la commune rurale d'Ampahimanga et plus particulièrement des villages de Soamanana et d'Ambohijafy, connaissent des problèmes d'approvisionnement en eau. Faute de points d'eau aménagés, les villageois et les animaux vont aux mêmes endroits pour se baigner, puiser de l'eau ou s'abreuver.
Consommer l'eau des fleuves ainsi que celle des cours d'eau environnants est un danger pour la santé des personnes fragiles : enfants, femmes et personnes âgées. C'est un réel problème de santé publique. Les besoins exprimés, aussi bien par les populations que par les autorités locales, sont de les appuyer dans la réalisation de points d'eau protégés pouvant fournir de l'eau saine. VAHINY MADAGASCAR, présente dans la région depuis plusieurs années, a qui les besoins ont été exprimés, a immédiatement cherché le financement pour faire exécuter les travaux et améliorer par ce fait les conditions de vie et de santé des villageois, le principal objet de sa mission.
L'objectif initial de l'opération était de fournir au village de Somanana deux puits fermés munis de pompes, et au village d'Ambohijafy le solde du budget, soit selon les prévisions de TRANSMAD quatre puits fermés munis de pompes. Cependant, à la vue des réticences vis-à-vis du projet de certains habitants de ces deux villages, il a finalement été décidé en concertation avec tous les intervenants que seulement un puits serait construit dans les villages de Soamanana et d'Ambohijafy, et que quatre autres villages accueilleraient les puits restants. C'est ainsi que les villages d'Antsahalava, d'Antananambany, de Morarano et d'Ambatomainty ont été choisis.

 

2.2. Descriptif des travaux

Pour la réalisation des six puits, les mêmes étapes successives ont à chaque fois été suivies. Ces étapes sont les suivantes :

1) Détermination du terrain

2) Creusement et confection des buses

3) Descente des buses et pose de la dalle de fond

4) Aménagement de surface et pose de la pompe manuelle

 

1ère étape:

Dans un premier temps il est nécessaire de déterminer l'emplacement du terrain qui accueillera le puits. Ce choix dépend du terrain que les bénéficiaires sont prêts à concéder. Les emplacements sont donc tout d'abord proposés par les villageois et sont ensuite validés par les techniciens de TMD selon les critères suivants :

  • les caractéristiques géologiques du terrain ;

  • la qualité de la nappe phréatique ;

  • le niveau statique de la nappe qui doit être inférieure à 30 mètres ;

  • la distance par rapport aux sources de pollution environnantes (latrines, élevages,...) qui doit être supérieure à 20 mètres ;

  • la surface de construction qui doit être au moins égale à 5 m².

 

2ème étape:

Une fois l'emplacement déterminé, les puisatiers peuvent commencer le creusement vertical en ligne en respectant un diamètre de un mètre vingt. Ils creusent jusqu'à obtenir un débit d'eau suffisant, de l'ordre de quinze litres d'eau par minute.

Creusement en ligne vertical

Une fois cette étape achevée, ils peuvent entreprendre la confection des buses en béton armé, chacune d'un diamètre intérieur et d'une hauteur d'un mètre. Chaque buse est réalisée à l'aide d'un moule métallique dans lequel est coulé le béton. Deux types de buses sont réalisés : le fond du puits accueille deux buses perforées dosées à 400 kg et le reste, des buses non perforées dosées à 300 kg. Le nombre de buses dépend de la profondeur de l'ouvrage. L'armature de ces buses est composée de fers de diamètre 8 avec lesquels sont réalisées des mailles de 25 centimètres de cotés, attachées entre elles par du fil recuit.

Montage du moule

Pose de l'armature mettallique Coulage du béton

 

3ème étape:

Les buses sont par la suite descendues dans le puits à l'aide d'un palan. Une fois les deux premières buses mises en place, les puisatiers peuvent continuer le surcreusement, si nécessaire, sur un ou deux mètres sans risque d'effondrement. Pour sur-creuser, il faut d'abord vider totalement le puits à l'aide d'une motopompe. Ensuite, à chaque mètre supplémentaire creusé, les puisatiers mesurent le niveau d'eau à l'aide d'une règle graduée puis calculent le débit en fonction du diamètre du trou. Une fois le débit de 15 litres d'eau par minute atteint, les autres buses peuvent ensuite être descendues en suivant le même procédé que pour les deux premières.

Au fond du puits est posée une dalle perforée dosée à 300 kg, d'une épaisseur de 10 centimètres.

Installation du palanDalle perforée

 

4ème étape:

Cette étape comprend l'ensemble des travaux réalisés pour aménager la surface du puits. La dernière buse extérieure est entourée d'une margelle octogonale en béton armé dosé à 200 kg,
de 70 centimètres de cotés et de 25 centimètres d'épaisseur. Cette margelle prévoit un canal de retenue ainsi qu'une rigole d'évacuation des eaux usées.
Pour sécuriser le point d'eau, une clôture formée de planches et de piliers de briques recouverts d'enduit est également implantée sur chaque site avec un système de cadenas et de loquet permettant de mettre en place des heures d'ouverture et de fermeture du puits afin d'en réguler son utilisation. Pour s'assurer de la bonne utilisation de chaque point d'eau, une plaque a été posée sur les différents sites pour indiquer aux villageois les règles de base à respecter lors du pompage de l'eau. Pour parer aux éventuels risques d'analphabétisme, ces règles en plus d'être écrites en malgache, sont également représentées sous forme de pictogrammes.

 

Margelle octogonale et clôture« Interdiction de laver son linge et de se laver directement à la pompe mais il faut pomper l'eau »

 

Pour recouvrir le puits et accueillir la pompe manuelle, une dalle de couverture en béton armé de 10 centimètres d'épaisseur est posée.

Le choix du type de pompe manuelle résulte de l'étude de différents fournisseurs réalisée par l'équipe en charge du projet. Il s'est finalement porté sur l'Association EMMAUS VIE MADAGASCAR qui fabrique depuis quelques années ses propres pompes. Ce fournisseur a été choisi pour plusieurs raisons parmi lesquelles son sérieux apparent, son service après vente, son circuit de vente de pièces détachées et la formation sur l'entretien et la réparation de la pompe proposée aux bénéficiaires à titre gratuit. Cependant, il s'est avéré que les produits proposés n'étaient pas forcément à la hauteur de nos attentes et de ce que nous avions pu voir lors de la visite de leurs ateliers.

La pompe EMMAUS

Suite à la visite sur site des représentants de VAHINY, il nous a donc été demandé d'effectuer un certain nombre de modifications pour améliorer la fiabilité des pompes. Toutes les remarques reçues ont été prises en compte, et les équipes TMD ont tout mis en œuvre pour satisfaire à ces demandes. Il convient cependant de préciser que ces dernières ont représenté un sur coût conséquent pour notre association et notamment en termes de frais de déplacements, de frais de personnels et d'achats de matériaux.

Malgré tout, les modifications suivantes ont finalement été apportées :

  • le remplacement des supports de fixation de la pompe, jugés trop petits. Ils ont été remplacés par des platines métalliques d'une surface de 40 x 30 cm.

AvantAprès

  • l'élargissement du trou supérieur de la pompe pour éviter le frottement de la tige et son usure prématurée. Un capuchon en caoutchouc a été posé pour limiter le frottement.

  • le changement de l'ensemble des tringles de la pompe. A l'origine ces tringles étaient en fer à béton recouvert d'une couche de peinture mais nous avons constaté qu'en raison des frottements la peinture avait tendance à s'écailler si bien que nous en avons retrouvé des traces dans l'eau. Nous avons donc décidé de remplacer ce fer par des tiges filetées en acier galvanisé pour éviter tout risque de contamination et augmenter la durée de vie des installations.

Lors de leur deuxième visite sur le site, bien qu'ayant pu constater que les modifications demandées avaient été correctement effectuées, les représentants de VAHINY ont toutefois fait remarquer qu'il aurait peut être été plus intéressant de poser des pompes d'une valeur plus importante, ce qui aurait probablement évité les sur coûts dus aux modifications. A cela, nous avons répondu que selon nous, il n'était pas forcément plus judicieux de partir sur du matériel trop coûteux qui pourrait attiser les tentations de détournement et de revente au sein de la population bénéficiaire. Qui plus est, un autre problème afférent aux pompes de très bonne qualité entre en jeu, à savoir celui de la filière de revente de pièces détachées et du coût d'entretien que la population doit assumer. Sur les pompes EMMAUS la mécanique reste toujours réparable à l'aide de matériaux locaux facilement accessibles, alors que sur une pompe de type industrielle, en cas de panne les villageois sont obligés de changer l'intégralité de la pièce en cause ce qui ne coûte bien évidemment pas le même prix. Le risque est donc de voir la pompe mise de coté faute de moyen pour la réparer.

 

2.3. Animation et création des CPE

Le code de l'eau, mis en place par le gouvernement malgache, prévoit la constitution d'un Comité de gestion du Point d'Eau dans chaque village visé. Ce CPE doit être composé :

  • d'un président responsable du fonctionnement du puits. Il suit toutes les activités du comité et travaille directement avec les fokolona ;
  • d'un caissier chargé de percevoir les cotisations des bénéficiaires, ainsi que le «Dina»;
  • d'un secrétaire qui retranscrit par écrit tous les événements concernant l'utilisation des puits (liste des bénéficiaires, procès verbaux de réunion...) ;
  • d'un ou plusieurs animateurs qui s'occupent de réaliser les animations villageoises sur les thèmes de l'importance de l'eau potable, du nettoyage du puits et du paiement des cotisations.

Les principales missions de cet organe de gestion sont donc d'assurer la pérennité et la bonne gestion du point d'eau. Pour ce faire, ils doivent déterminer ensemble les horaires d'utilisation du puits, fixer le montant et le mode de perception des cotisations villageoises, organiser l'entretien, et gérer les éventuelles réparations. Plusieurs réunions d'animation ont donc été menées par le coordinateur technique auprès des populations bénéficiaires pour leur exposer le fonctionnement de ce type de système de gestion et l'intérêt qu'ils avaient à mettre en place un tel système. En effet, l'un des objectifs connexe du projet est d'accompagner et de renforcer les capacités des CPE pour qu'ils parviennent à tenir et alimenter une caisse pour l'entretien et la maintenance de l'ouvrage. Parallèlement, ces réunions ont aussi permis au coordinateur technique de faire passer des messages sur l'importance d'une eau saine auprès des utilisateurs du puits. En effet, consommer l'eau des fleuves ainsi que celle des cours d'eau environnants est un danger pour la santé, et notamment pour celle des personnes fragiles telles que les enfants, les femmes et les personnes âgées. Il est donc essentiel de faire acquérir à la population les réflexes à adopter pour conserver l'hygiène du point d'eau, et ainsi limiter les maladies liées la consommation d'eau non potable.

Animations villageoises et formation des CPE

Animations villageoises et formation des CPEAnimations villageoises et formation des CPE

 

2.4. Restitutions techniques par site

Puits de Soamanana : 12,50 m de profondeur / 1,10 m d'eau

Localisation : Village de Soamanana, commune rurale d'Ampahimanga, région Itasy

Description géographique et caractéristiques géologiques :

  • Au cœur des montagnes de l'Ankaratra, au sein d'une vallée encastrée

  • Sol composé essentiellement de granit

Situation du puits : A 20 mètres, à l'entrée Est du village

Groupe de bénéficiaires :

  • Nombre : environ 50 habitants

  • Origine : « Merina »

  • Situation : éleveurs, cultivateurs

Déroulement des travaux : du mois d'avril au mois d'octobre 2008 conformément aux étapes détaillées ci-dessus.

Apports bénéficiaires :

Mise à disposition d'un local de stockage pour les matériaux

Approvisionnement du chantier en sable (3m3)

Réhabilitation de la route d'accès

Problèmes rencontrés :

A notre arrivée sur le site pour présenter le projet, nous nous sommes très vite retrouvés confrontés aux réticences de certains villageois qui n'étaient pas convaincus par le type d'installation choisie. La plupart d'entre eux auraient préféré que soit réalisé un projet d'adduction d'eau potable en gravitaire avec une desserte par bornes fontaines. En effet ces derniers possèdent déjà, pour bon nombre d'entre eux un puits au sein de leur propriété. C'est pourquoi il a finalement été décidé de ne construire qu'un seul ouvrage à Soamanana au lieu des deux initialement prévus.
D'autres problèmes ont été rencontrés par la suite et notamment quant à la détermination de l'emplacement du puits. Suite à un conflit entre certains villageois, le terrain préalablement déterminé avec l'équipe TMD a été changé sans nous en tenir informé. Si bien qu'à notre retour, le nouvel emplacement choisi n'a pu être validé par nos techniciens en raison de sa proximité avec les latrines environnantes (à respectivement 10 et 15 mètres du puits). Un autre terrain a donc dû être choisi et le creusement a pu reprendre. Cependant, arrivés à 10 mètres de profondeur, malgré l'eau trouvée, les puisatiers ont préféré renoncer en raison d'un bloc de granit qui risquait de rendre le surcreusement laborieux. Nous avons donc changé une nouvelle fois d'emplacement, mais cette fois encore nous avons dû stopper le creusement à 12,50 mètres en raison d'un autre bloc de granit. Puisqu'à cette profondeur il n'y avait toujours pas d'eau nos avons pris la décision de retourner sur le site précédent et d'y poursuivre le creusement en cassant la pierre.
Suite à la pose de la pompe, certains villageois nous ont informés que le puits ne fournissait que douze seaux par jours, à savoir six le matin et six le soir, ce qui était bien en dessous de nos prévisions. Pour trouver l'explication, nous avons effectué un tour du village, de manière à récolter le maximum d'informations sur le problème. C'est ainsi que nous avons pu apprendre que certains villageois qui construisaient une maison à proximité du puits, pompaient entre un et deux tonneaux de 200 litres par jour, ce qui selon nous explique parfaitement le manque d'eau durant cette période.

Comité de gestion du puits (CPE) mis en place :

1°-Président : RANDRIANARYMANANA Daniel

2°-Vice-président : Emmanuel

3°-Secrétaire : Michel

4°-Caissier: RANDRIANARISON Tojosoa Evariste

 

Puits d'Ambohijafy : 18 m de profondeur / 1,80 m d'eau

Localisation : Village d'Ambohijafy, commune rurale d'Ampahimanga,région Itasy

Description géographique et caractéristiques géologiques :

  • Au cœur des montagnes de l'Ankaratra, au sommet d'une colline, à 2 km du village de Soamanana

  • Sol argileux

Situation du puits : Sur un terrain à l'entrée du village, mis à disposition par M. RASOLO (chef du village)

Groupe de bénéficiaires :

  • Nombre : environ 300 habitants

  • Origine : « Merina »

  • Situation : éleveurs, cultivateurs

Déroulement des travaux : du mois de mars au mois d'octobre 2008 conformément aux étapes détaillées ci-dessus.

Apports bénéficiaires :

Hébergement des salariés de TMD

Mise à disposition d'un local de stockage pour les matériaux

Approvisionnement du chantier en sable (3m3)

Réhabilitation de la route d'accès

Problèmes rencontrés :

De même qu'à Soamanana, les habitants d'Ambohijafy n'étaient pas réellement convaincus du type d'installation choisi puisqu'ils disposaient déjà eux aussi d'un certain nombre de puits privés. C'est pourquoi il a été convenu qu'un seul puits serait construit à Ambohijafy, au lieu des quatre initialement prévus. Quant au terrain pour l'accueillir c'est le chef du village qui a dû mettre à disposition une de ces propriétés, étant donné que la plupart des villageois ne souhaitaient pas s'investir.
Cependant, depuis la fin du chantier, il semblerait que des problèmes d'ordre relationnels soient nés du fait de la situation du puits. Apparemment certaines familles se seraient plaintes de ne pas avoir accès au point d'eau, qui serait sous la tutelle unique du chef du village qui accorderait le droit de puiser ou non selon son bon vouloir. Ces propos restent toutefois difficilement vérifiables puisque fondés sur des rumeurs.

Comité de gestion du puits mis en place :

1°-Président : RASOLONJATOVO

2°-Vice-président : RAKOTONDRAMANANA Alfred

3°-Secrétaire : RANDRIANARY Ratinarivo

4°-Caissier: RAKOTOLALA Pierrot

5°-Animateur : RAKOTO Jean Paul Emmanuel, RALISON

 

Puits d'Antsahalava : 12,50 m de profondeur / 1,80 m d'eau

Localisation : Village d'Antsahalava, commune rurale d'Ampahimanga, région Itasy

Description géographique et caractéristiques géologiques:

  • Au cœur des montagnes de l'Ankaratra, le village s'étend sur une colline et ses flancs

  • Sol argileux avec présence de granit (faible quantité)

Situation du puits : En haut du village, à coté de l'école primaire publique

Groupe de bénéficiaires :

  • Nombre : environ 120 habitants

  • Origine : « Merina »

  • Situation : éleveurs, cultivateurs, fonctionnaires

Déroulement des travaux : du mois de juillet au mois d'octobre 2008 conformément aux étapes détaillées ci-dessus.

Apports bénéficiaires :

Mise à disposition d'une case de passage pour les équipes TMD

Mise à disposition d'un local de stockage pour les matériaux

Participation au creusement

Réhabilitation de la route d'accès

Problèmes rencontrés :

Aucun problème n'a été constaté.

Comité de gestion du puits mis en place :

1°-Président : RANDRIARIMALALA Rodin

2°-Vice-président : VOLA Bernard

3°-Secrétaire : RANAIVO Antoine

4°-Caissier: RANAIVOARISON V. de P.

5°-Animateur: RANAIVOSON Jean Rolland

 

 

Puits d'Antananambany : 10,50 m de profondeur / 1,90 m d'eau

Localisation : Village d'Antananambany, commune rurale d'Ampahimanga, région Itasy

Description géographique et caractéristiques géologiques:

  • Au cœur des montagnes de l'Ankaratra, dans une vallée située en contrebas du village d'Antsahalava

  • Sol argileux

Situation du puits : Au centre du village, à côté de l'église

Groupe de bénéficiaires :

  • Nombre : environ 70 habitants

  • Origine : « Merina »

  • Situation : éleveurs, cultivateurs

Déroulement des travaux : du mois de juillet au mois d'octobre 2008 conformément aux étapes détaillées ci-dessus.

Apports bénéficiaires :

Mise à disposition d'un local de stockage pour les matériaux

Participation au creusement

Réhabilitation de la route d'accès

Problèmes rencontrés :

Pour ce chantier, le seul problème auquel nous avons été confrontés était d'ordre logistique. Malgré les efforts fournis par les villageois pour réhabiliter la route, les conditions d'accès sont restées très difficiles rendant les approvisionnements en matériaux laborieux. Le transporteur ne pouvant pas accéder directement au village, il a fallu faire appel aux charrettes à zébus, seules capables de descendre jusqu'au site. Les capacités de chargement de ces dernières étant plus faibles, il a fallu multiplier le nombre de voyages, ce qui a considérablement ralenti l'avancée des travaux.

Comité de gestion du puits mis en place :

1°-Président : RAKOTONIAINA

2°-Vice-président : RANDRIANASOLO

3°-Secrétaire : RABEMANANTSOA

4°-Caissier: RANAIVOARISOA

5°-Animateur: RAMANANTSOAVINA

 

Puits d'Ambatomainty : 10,50 m de profondeur, 2,70 m d'eau

Localisation : Village d'Ambatomainty, commune rurale d'Ampahimanga, région Itasy

Description géographique et caractéristiques géologiques :

  • Au cœur des montagnes de l'Ankaratra, au sein d'une vallée cultivée

  • Sol argileux, présence de granit

Situation du puits : Au centre du village

Groupe de bénéficiaires :

  • Nombre : environ 120 habitants

  • Origine : « Merina »

  • Situation : éleveurs, cultivateurs

Déroulement des travaux : du mois d'août au mois d'octobre 2008 conformément aux étapes détaillées ci-dessus.

Apports bénéficiaires :

Hébergement des maçons

Mise à disposition d'un local de stockage pour les matériaux

Participation au creusement

Réhabilitation de la route d'accès

Problèmes rencontrés :

Du fait des caractéristiques géologiques du terrain, et notamment de la présence de granit, le creusement a pris légèrement plus de temps que prévu. Cependant à la différence de Soamanana, les puisatiers ne se sont pas retrouvés confrontés à un bloc d'un seul tenant et ils ont donc pu achever leur travail sans difficultés insurmontables.

Comité de gestion du puits mis en place :

1°-Président : RAZAFINIARIVO Jean Baptiste

2°-Vice-président : RANAIVOMANANA Bernard

3°-Secrétaire : RANDRIANANTOANINA

4°-Caissier: RAKOTONIAINA Solofoson

5°-Animateur: RAZAFIMANJATO Jean Fidèle

 

Puits de Morarano : 14 m de profondeur, 2 m d'eau

Localisation : Village de Morarano, commune rurale d'Ampahimanga, région Itasy

Description géographique et caractéristiques géologiques :

  • Au cœur des montagnes de l'Ankaratra, à 500 mètres à l'Ouest du village d'Ambatomainty

  • Sol argileux

Situation du puits : Derrière l'école primaire publique, à l'Ouest du village

Groupe de bénéficiaires :

  • Nombre : environ 80 habitants

  • Origine : « Merina »

  • Situation : éleveurs, cultivateurs

Déroulement des travaux : du mois de septembre au mois d'octobre 2008 conformément aux étapes détaillées ci-dessus.

Apports bénéficiaires :

Mise à disposition d'un local de stockage pour les matériaux

Participation au creusement

Réhabilitation de la route d'accès

Problèmes rencontrés :

Aucun problème constaté

Comité de gestion du puits mis en place :

1°-Président : RANAIVOMANANA Jean de Dieu

2°-Vice-président : RASOLO Vincent

3°-Secrétaire : RAKOTONANDRASANA Alfred

4°-Caissier : RABENIMANANA Narcisse

5°-Animateur : RANDRIANASOLO

 

2.5. Cérémonie de remise officielle du projet

Pour inaugurer le projet, une cérémonie de remise officielle a été organisée à Antsahalava le vendredi 21 novembre 2008, en présence des différentes autorités de la commune. Etaient présents, le maire de la commune rurale d'Ampahimanga et son adjoint, les chefs des fokontany d'Alakamisykely et d'Imerinatsimo ainsi que les chefs des différents villages qui ont accueilli les puits.
Toutefois, aucun représentant du village de Soamanana ne s'est déplacé, prétextant que la cérémonie se tenait dans un village trop éloigné du leur. Pourtant, M. RASOLO chef du village voisin d'Ambohijafy était bien présent. Il semblerait donc qu'il s'agisse plus d'une question de volonté que de distance à parcourir.
Aux autorités communales se sont ajoutés les représentants de l'association VAHINY ainsi que deux représentants de Trans-Mad.
L'organisation de la cérémonie a été prise en charge par les autorités communales, appuyées par le coordinateur technique de Trans-Mad. Elle s'est déroulée de la manière suivante :

  • Levée de drapeau et hymne national par les enfants des écoles venus des villages avoisinants

 

 

 

  • « Kabary » (discours) des acteurs du projet : maire de la commune rurale d'Ampahimanga, chefs fokontany, chef du village d'Antsahalava, représentante de VAHINY (Mme Béatrice Rohard)

 

 

  • Inauguration en fanfare de la pompe d'Antsahalava

 

 

  • Visite des puits des villages de Morarano et Ambatomainty

 

 

  • Sakafo (repas) organisé par les habitants d'Antsahalava

 

 

 

 

2.6. Formation EMMAUS sur l'entretien et la réparation des pompes

 

 

L'un des critères pour lesquels l'association EMMAUS a été choisie est la formation sur l'entretien et la réparation des pompes que cette dernière a pu proposer aux bénéficiaires. Cette formation, d'une durée de trois jours a été réalisée directement sur place, dans le village d'Ambohijafy. Les villageois désignés par les comités de point d'eau comme futurs responsables de l'entretien et de la réparation des pompes, se sont donc rendus dans ce village pour y suivre la formation les 12, 13 et 14 décembre 2008. Il est à noter que certains villageois auraient préféré voir cette formation se dérouler au début de l'année 2009, notamment en raison du fait que les dates choisies tombaient en pleine période de repiquage du riz. Cependant, à la suite d'une visite antérieure des techniciens TMD pour une réparation sur la pompe d'Ambohijafy, il a été précisé qu'il était primordial que cette formation soit effectuée au plus tôt puisqu'ils étaient désormais responsables de chaque puits et qu'il leur incombait donc d'être en mesure d'entretenir et réparer eux-mêmes ces installations. Finalement, cinq personnes étaient présentes (2 pour Ambohijafy, 1 pour Antananambany et Antsahalava, 1 pour Ambatomainty et Morarano, et 1 pour Soamanana) et la formation s'est déroulée de la manière suivante :

  • une première étape théorique sur les thèmes de l'entretien et de la réparation des pompes ;

 

  • une deuxième étape pratique durant laquelle les villageois ont pu mettre en application les données théoriques.
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Présentation du projet hydraulique rurale à Ampahimanga (Avril 2008) 

 

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