Filière goélettière

D’un passé commun …

L’histoire commence vers 1860, quand, dans le cadre d’un accord entre Napoléon III et la royauté malgache,  un charpentier de marine breton , Joachim , introduit  la goélette sur la côte ouest de Madagascar face au canal du Mozambique.

La région, très difficile d’accès par la route, bénéficie alors d’un essor nouveau : le commerce se renforce, les villages de la côte se développent, une importante activité s’ancre autour des goélettes, dont une école de charpenterie navale qui naît en 1913 à Morondava.

…Aux difficultés du présent

Ce mode de transport, essentiel pour la région est aujourd’hui menacé. La cause ? la raréfaction de la ressource bois, la disparition progressive d’un savoir-faire , des bateaux fragilisés, peu sûrs , une tradition qui finalement s’étiole et qui risque d’engendrer sa propre fin.

Un objectif global …

Soutenir le désenclavement et le développement économique durable des populations de la côte  …

…Organisé autour de trois axes de travail…

  • La revalorisation des savoir-faire et la modernisation des moyens de la construction navale
  • En Amont, la gestion environnemental de la ressource en bois
  • En Aval, la constitution d’une filière socioprofessionnelle du commerce maritime

… qui s’inscrivent dans une démarche participative et intégrée pour un développement autonome et durable ;

Ce projet répond aux sollicitations des acteurs malgaches et s’inscrit dans un cadre institutionnel ( Plan communal de développement dont les modalités ont été définies par des lois de décentralisation du gouvernement malgache).

Ce projet recherche la participation des populations pour qu’elles maîtrisent la gestion de leur propre développement.

L’appropriation du projet par les populations locales est la meilleure garantie d’un développement sur le long terme.

Cette appropriation est possible seulement si le projet est intégré aux conditions économiques, sociales , culturelles, environnementales du milieu local. Le choix de la goélette s’inscrit totalement dans cette démarche, évitant des solutions externes toutes faites (comme un transport maritime motorisé) qui ne correspondent pas aux besoins de la majorité de la population.

La première phase d’intervention de Trans-Mad sur ce programme depuis près de 5 ans s’est donc concentrée sur le volet amont, à savoir la sécurisation de l’approvisionnement en matière première en tentant de formuler, après maintes études, un plan rationnel d’approvisionnement en bois d’œuvre normé et légalisé.

Les ateliers de Joachim : volet environnemental

Présentation des actions de Trans-Mad'Développement (TMD) et l'Agence National pour la Gestion des Aires Protégées (ANGAP) dans le cadre du Fonds de Solidarité Prioritaire "Contribution à une Gestion Décentralisée des Ressources Naturelles" (FSP-GDRN) par la création d'une pépinière ayant pour objectif de réduire les risques de surexploitation des forêts environnements, l'édition d'un manuel de formation des bûcherons et la mise en place d'un plan d'approvisionnement des chantiers navals de Belo sur Mer.


Voir plus de video :

Aujourd'hui pour promouvoir cette initiative, une goélette construite à Morondava a effectué le voyage retour vers la Bretagne et subit des travaux de mise en conformité pour une mise en l'eau prévue courant 2011. Basée en estuaire de Loire, elle assurera une mission d'ambassadeur de cette toute première histoire de coopération technique entre la France et Madagascar dans le cadre du projet les pontons de Joachim.

Télécharger le dossier de présentation des pontons de Joachim

 

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